Sunday, July 29, 2007

Et ils ont de la barbe!

Une équipe n'ayant pas fait les demi-finales depuis trente-et-un ans, affrontant l'équipe ayant gagné cinq des six dernières éditions de la coupe. Une équipe qui voyage en classe économique, souvent retenu à l'aréoport, versus une équipe ultra riche en jet privé. Comme dans les Mighty Ducks, hein ?

Sauf que Goldberg et les autres n'habitaient pas dans un pays en plein chaos, et n'avaient pas perdu de proches dans une guerre qui s'éternise.

Gordon Bombay, cette année, s'appelle Jorvan Vieira, et il vient de mener une équipe irakienne, pot-pourri de Sunnites, Chiites et Kurdes, à une victoire en coupe d'Asie, 1-0, dimanche, contre l'Arabie Saoudite.

Et ils l'ont vraiment, vraiment eu difficile. Par exemple :

For starters, Iraq lost an early preliminary match against South Korea, 3-0, after traveling 36 hours to get to the game. And then, an already exhausted Younes Mahmoud, the team’s captain, was detained for 12 hours in Bangkok, awaiting permission to enter the country on the eve of Iraq’s first tournament game against Thailand.
Upon arriving in Kuala Lumpur for the semifinal match against South Korea, the players found their hotel rooms occupied by the Iranian team, which had already been eliminated. The Iraqis waited for hours in the lobby for rooms, delaying their scheduled practice — and sleep.


C'est tout petit dans le grand portrait de la situation, certes, mais c'est clair que de tels évènements ne peuvent qu'aider à former une plus grande unité irakienne - certains suggèrent même de remplacer le gouvernement par l'équipe de soccer, rien de moins. Rien ne sert de s'épivarder le poil des jambes pour rien - ce n'est pas la coupe d'Asie qui va régler la situation irakienne, loin de là - mais... il s'agit sans doute là du premier truc positif qui vient de la région depuis longtemps, alors aussi bien s'en réjouir, ne serait-ce qu'un peu.

Et puis, Younis Mahmoud, ça sonne un peu comme Charlie "Spazway" Conway , si on fait l'effort, non ?

Thursday, July 26, 2007

But they were all yellow...

Deamin, officiellement, le très attendu film des Simpsons sort. Pour célébrer l'occasion - et par le fait même, la centième entrée sur ce blogue - voici mes cinq meilleurs épisodes des Simpsons. Sentez-vous libre d'y aller de votre propre palmarès.

5. Homer's Barbershop Quartet

J'adore les épisodes flashback - et celui-là est le meilleur. Abu, Homer, Skinner et Barney connaissent le succès avec un groupe vocal, jusqu'aux Emmy. Des gags de Beatles à la tonne (l'album Bigger than Jesus!), une parodie cinglante du milieu du spectacle. Du bonbon.

Citation : Baby on Board... Something, something, Burt Ward... Hey, that baby write itself!

4. Sideshow Bob Roberts

L'épisode créé pour les geeks de politique, tel... moi. Sideshow Bob sort de président suite aux pressions d'un pseudo-Rush Limbaugh, et est élu maire républicain. Avec Dracula dans le comité exécutif du parti Républicain, un gag de distributrice d'eau, trente-quatre mille références à divers débats présidentiels américains (lire sur Michael Dukakis rend cet épisode infiniment plus drôle), c'est un petit chef d'oeuvre.

Citation : Barlow: My friends, isn't this just typical? Another intelligent
conservative here, railroaded by our liberal justice system,
just like [reads lists] Colonel Oliver North, officer Stacey
Koons, and cartoon Smokespeson Joe Camel.
[scene switch back to Bart listening to walkman in class]
Well, I've had it! I am going to make it my mission to see that
our friend Bob is set free.
Bart: Nooo! [class stops, looks at him]
Edna: Well, _despite_ Bart's objections, the people of South Africa
can now vote in free democratic elections.


3. Lemon of Troy

Les gens de Shelbyville volent le citronnier de Springfield, déclenchant une guerre inter-urbaine. Une éloge à la fierté civique, avec des gags de cousine, et une ambiance héroïque du début à la fin... Inclue certains des meilleurs moments de Milhouse, et un des meilleurs punchs finaux de la série (du jus de betterave!).

Citation :
Milhouse : Qu'est-ce qu'ils disent ?
Bart: Je le sais pas.
Milhouse : J'pensais que tu pouvais lire sur les lèvres!
Bart: Moi aussi j'pensais.

2. Last Exit to Springfield

Homer devient leader syndical, pour ravoir l'assurance dentaire. Marie à merveilles les clins d'oeil visuels (Burns et Smithers en Batman et Robin, ou attaqués par des robots) et citations mémorables ("Ceux qui sont pour, ouais! Ceux qui sont contre, nion!"), plus le meilleur des délires de Abe Simpson (Les oignons à la ceinture!). Et a démarré la mode de marcher sur le coté en faisant Baa-beloumbeloumboumboum! Que demander de plus ?

Citation : You can't treat the working man this way. One day, we'll form a union and get the fair and equitable treatment we deserve! Then we'll go too far, and get corrupt and shiftless, and the Japanese will eat us alive!

1. Cape Feare

Sideshow Bob est mon personnage préféré. Et j'adore les opéras de Gilbert & Sullivan. Et les blagues d'allemands qui ne peuvent pas être méchants (Die Bart, Die!). Et les parades d'éléphants dans la rue. Et les cactus. Et... c'Est parfait. Vraiment. Et j'ai rarement vu du slapstick aussi efficace. J'veux dire, deux fois quinze secondes de rateaux! Deux fois!!!

Citation :
Agent : Monsieur Simpson, quand je vais vous dire Bonjour Monsieur Thompson, et vous piler sur les pieds, vous allez me répodnre bonjour. Bonjour, Monsieur, Thompson!
(Silence)
Homer : Je pense qu'il essaie de vous dire quelque chose.

Wednesday, July 25, 2007

Just like a dream...

OK, mettons quelque chose au clair.

De un, Like a Prayer est la meilleure chanson de Madonna de tous les temps.

De deux, mon indécrottable optimisme ne m'a jamais transformé en crédule politique : au cours de la dernière élection fédérale, jamais au grand jamais je ne me suis fait d'illusion sur les chances de mon parti (le NPD, si vous aviez oublié) de gagner quoi que ce soit au Québec. On s'entend : croître, oui, et je m'excitais le poil à l'idée de gagner 4 % dans des comtés éloignés, mais gagner un siège, non. Je voyais ça comme un objectif éloigné, distant. Plus maintenant.

J'ai essayé, très, très fort de ne pas trop m'exciter quand Thomas Mulcair, ancien ministre provincial de l'environnement, a fait le saut pour nous, et a décidé de se présenter dans Outremont. Je veux dire, il est très bon, peut attirer des votes autant chez les fédéralistes que chez les souverainistes. Il s'est fait botter par Jean Charest, parce qu'il essayait d'être trop écolo! Et en plus, il porte une barbe. C'est dur à battre comme profil, mais j'essayais de rester... froid. Rien ne sert de s'exciter, me disais-je, il faut militer à point.

Puis, le Bloc a nommé son candidat. Jean-Paul Gilson, président de l'association de comté, communément appelé "le vieux bénévole à qui on donne une chance, parce que hein, personne d'important voulait aller à l'abattoir cette année". Et les libéraux ont nommé le leur, Jocelyn Coulon, un ancien journaliste devenu universitaire, brillant mais ayant laissé derrière lui quinze ans d'écrits qui risquent de frustrer la communauté juive, fort importante dans le comté; de plus, il est loin de soulever les passions. Et les conservateurs ont nommé aujourd'hui le leur, Gilles Duguay, un ancien diplomate qui a peu de chances, à moins que la population d'Outremont ne soit allé en grand nombre en Moldavie, ait eu des problèmes de passeport et ait obtenu d'excellents services de l'ambassade.

Tout ça mis ensemble, avec les sondages bien encourageants des derniers mois, me donne l'impression qu'on peut, cette fois, pour la toute première fois (OK, la deuxième - mais mettons, la toute première fois depuis que je sais parler) gagner un siège au Québec. Vraiment. Sincèrement. Faire une brèche dans le mur Québec, et ensuite s'y engouffrer en grand nombre. Poser la première brique de l'édifice de notre conquête de la province. Et tous les autres clichés de construction du genre.

On se quitte sur une citation de Gilles Duguay, candidat conservateur dans Outremont :

"Outremont c'est un résumé du Canada, 100 000 personnes, les religions, les langues, concordent. "

Parce qu'on sait tous que chaque comté au Canada compte une forte population hassidique, une majorité francophone et un quartier rempli de hipster anglophones qui tripent sur Godspeed You Black Emperor.

Sunday, July 15, 2007

Les hommes de principe existent encore

C'est cool, être vert. Si on était dans Josie and the Pussycats (Full disclosure : ce film est un de mes péchés mignons), on dirait que vert est le nouveau rose. on parle fort fort de préservation, on colle des photos de Al Gore ou Steven Guilbeault dans notre agenda, on recycle, puis on se sent bien. On continue de prendre l'auto pour faire 700 mètres, mais on fait un ou deux petits sacrifices, du type manger des pois chiches bio chaque mercredi, ou amener un sac en tissu au supermarché, et on se sent bien. Vachement bien.

Et pendant ce temps, certains font des vrais sacrifices. Non, pas Madonna au Live Earth. Des types dont on ne parle pas. Des types comme Jeffrey Lee. Dernier survivant du clan des Djok, tribu indigène australienne propriétaire légale de la région de Koongarra, au nord du pays Et monsieur Lee demande aux autorités australienne d'intégrer ses terres au parc national de Kakadu, qui est tout près.

Jusque ici, c'est un geste noble, tout au plus. Ce qui en fait un geste carrément héroïque, c'est que les terres de monsieur Lee contiennent de l'uranium. Pas juste un peu : cinq milliards de dollars d'uranium. À peine ça. Et il crache là-dessus, tout simplement. Par amour de la terre, principalement.

L'histoire est ici. Et elle fait fichtrement du bien à lire.

Wednesday, July 04, 2007

*Silence*

Vous n'avez aucune raison de connaître Mike Gravel; ancien sénateur de l'Alaska dans les années 70, descendant de Québécois (il parle français!), il s'essaie présentement pour avoir la nomination démocrate pour la présidence. Sincèrement, j'ai plus de chances que lui (allez, j'attends Christo '08!). Et ça lui permet de faire n'importe quoi. Vraiment, n'importe quoi.

Comme faire une pub où il ne dit absolument rien. Et lance une roche à l'eau.



Vraiment étrange.

Saturday, June 30, 2007

La madame était contente.

Le bout difficile dans le fait de travailler avec le public, c'est d'assumer que celui-ci a toujours raison. Peu importe ce qu'il dit. Traduction libre d'une discussion de cet après-midi :


CHRISTO- Vous venez de quelle région ?
DAME - États-Unis.
CHRISTO, laissant libre cours à son côté américanophile - Quel état ?
DAME - Arkansas. L'état de Bill Clinton.
CHRISTO - (...) (En fait, c'Est une amorce de phrase, de contemplation de Bill)
DAME - Malheureusement.

Le bout difficile dans le fait de travailler avec le public, c'est d'apprendre à mordre sa lèvre inférieure jusqu'au sang, parfois.

Friday, June 29, 2007

Hum.

Parler de politique l'été, c'est un peu comme parler de baseball l'hiver : déjà que c'est considérablement ennuyant quand il se passe quelque chose, imaginez quand il se passe rien.

En d'autres mots, je vais tenter de mettre à jour ici le plus possible, mais en attendant septembre et la rentrée parlementaire, ça risque d'être aussi éparse qu'au cours de la dernière semaine.

En attendant, voilà de quoi gâter les mélomanes (et les nerds!) d'entre vous, mon petit péché des derniers mois, The Decemberists.

Thursday, June 14, 2007

Balle qui roule Hamas secousses...

Worst. Title. Ever. Vraiment, désolé.

J'étais dans le phare, aujourd'hui. Je regardais l'horizon - Forestville, diront certains, mais je trouve "l'horizon" plus esthétique - et je me disais, tiens, il me semble qu'on manque de gouvernements islamistes à la solde de l'Iran et de la Syrie. Et je rentre dans l'auto, paf! le Hamas a saisi les bâtiments de sécurité présidentiels dans la bande de Gaza, dominant la bande toute entière. Ça tombe bien, hein ?

Sérieusement, c'est triste. Vraiment. Les luttes fratricides intra-palestiniennes sont aussi vieilles que la cause palestinienne elle-même, mais... quand même. D'un coté, un parti traditionnel corrompu et déclinant. De l'autre, un parti islamiste pronant l'usage de la violence. Vraiment, un choix super.

C'est facile d'oublier, depuis Oslo, que la bande de Gaza et la Cisjordanie appartiennent toujours à Israel. Mais les territoires occupés le sont, justement. Occupés. Et si demain matin le gouvernement albertain tombait - par la violence, de surcroît- dans les mains d'une organisation qui ne souhaite pas seulement son indépendance, mais bien l'annihilation complète du Canada, vous pouvez être surs que les forces armées canadiennes vont intervenir illico presto.

Bref, s'il fallait que le Hamas considère comme légitime son nouveau pouvoir, ou tente de prendre la Cisjordanie également, avec le président Abbas qui, fort de l'appui de l'Occident, va tenter de gouverner par décret, tout ça pourrait devenir encore plus sanglant qu'au cours des derniers jours - et déjà, on compte 59 morts depuis lundi. J'espère que, contrairement à la dernière fois, je me trompe; mais j'ai plus l'impression d'assister à un coup de semonce qu'à une conclusion d'une lutte interne.

Tuesday, June 12, 2007

gotcha!

La semaine dernière, j'ai titré mon billet sur Barak "la manchette de la semaine prochaine". Cyberpresse, aujourd'hui :



*Danse de la victoire*

Monday, June 11, 2007

L'Europe en cinq talking points.

I) D'habitude, je laisse le Sarkozy bashing à plus compétente (et plus jolie, disons-le) que moi. Mais les gars saoûls, c'est mon domaine d'expertise. Alors voilà : Sarkozy saoûl.

II) Aux élections belges, les chrétiens-démocrates ont gagné, faisant de Yves Leterme le probable prochain premier ministre. Ils sont alliés avec un parti flamand séparatiste. Et selon la BBC :

He has previously caused controversy by saying that a united Belgium was an "accident of history" and that the country has no "intrinsic value".


Alors, attendez-vous à ce que ça brasse un peu.

III) George Bush est détesté par toute la planète ou presque. Toute ? Non! Car une poignée d'irréductibles pays résistent à l'enivahisseur du gros bon sens. Dont l'Albanie, où il vient d'être traité en roi. NY Times :
Military cannons boomed a 21-gun salute in his honor. Thousands of people jammed Skanderbeg Square in downtown Tirana, wearing Uncle Sam top hats in the sweltering heat, hoping to glimpse the presidential motorcade. The superlatives flowed so freely that Mr. Bush looked a tad sheepish when Prime Minister Sali Berisha proclaimed him “the greatest and most distinguished guest we have ever had in all times.”


Juste ça. Une compilation au premier lecteur qui me trouve la preuve que quelqu'un de clairement plus important ert plus grandiose y est déjà passé.

IV) Il reste seize jours avant que Gordon Brown ne prenne la place de Tony Blair. À voir comment a fini le dernier pseudo-putsch d'un ministre des Finances dans un parti centriste (*cough*Paul Martin*cough*), je mets un petit deux qu'il ne survit pas à la prochaine élection.

V) Vladimir Poutine est de plus en plus autoritaire. Mais ce qui me glace le sang, c'est son cynisme toujours croissant par rapport aux droits humaines. Extrait d'un entretien du Figaro :

-Gerhard Schroeder vous a qualifié de « pur démocrate ». L'êtes-vous vraiment ?
-Oui, bien sûr ! Bien sûr que je suis un pur et absolu démocrate ! La tragédie, c'est que je suis le seul pur démocrate au monde. Voyez les États-Unis : des tortures horribles, des sans-abri, Guantanamo. Voyez l'Europe : des manifestations violentes, durement réprimées. Même les Ukrainiens se sont discrédités et vont vers la tyrannie. Depuis la mort de Gandhi, je n'ai personne à qui parler !


C'était l'Europe.

Friday, June 08, 2007

Un lascar qui m'saoûle un peu plus que les autres.

CBC, sur le dernier sommmet du G8:

Music producer Bob Geldof and Bono have singled out Canada for holding up progress on the Africa issue at this year's summit in Heiligendamm, Germany.


Yahoo :

According to Geldof, Canadian officials at pre-summit talks this week were insisting that there should be no fixed figures in the aid communique


C'est tout. Juste un petit rappel que le Canada n'est le seul à souffrir de Harper. Le tiers-monde peut maintenant invoquer ce privilège aussi.

Tuesday, June 05, 2007

La manchette de la semaine prochaine

Vous ne connaissez sans doute pas Ehud Barak. Et c'est triste. Parce que c'est sans doute la meilleure chance qu'a connu Israel et la Palestine de connaître la paix depuis longtemps.

Barak, un ancien militaire (à vrai dire, le militaire le plus décoré du pays, juste ça) devenu chef du parti travailliste israelien, fut élu premier ministre en 1999, et, tranchant avec l'attitude agressive de son prédécesseur, Benjamin Netanyahu, il entreprit immédiatement de négocier une paix durable avec l'Autorité Palestinienne, sous la surveillance de Bill Clinton qui souhaitait terminer en beauté sa présidence.

Barak a offert aux Palestiniens l'équivalent de 92 % de l'ancienne Palestine, plus des territoires dans le Negev pour compenser le 8 % manquant. Le droit de retour pour une partie des réfugiés, plus une compensation financière importante pour ceux ne pouvant revenir. L'Autorité sur Jérusalem-Est, future capitale de l'état palestinien. Yasser Arafat, toujours aussi stratège, finit par claquer la porte au nez de Barak, le laissant les mains vides devant son électorat. Le reste est bien connu : Intifada, Sharon, mur, Hamas, etc.

Je parle de ça parce que c'est l'anniversaire de la guerre de six jours, évidemment, et qu'une presque solution (quoique partielle), ça vaut la peine d'en parler. Mais surtout parce que la semaine dernière, les travaillistes ont voté pour démettre leur chef actuel Amir Peretz, extrêmement impopulaire depuis sa direction de l'armée durant la guerre au Liban de l'été dernier. Et qu'au deuxième tour du vote, mardi prochain, Ehud Barak affrontera Ami Ayalon. Et que les deux ont juré de se retirer de la coalition du Kadima, donc de faire tomber le gouvernement. Et donc, que vous en entendrez parler à profusion, sans doute, la semaine prochaine, parce que Barak (ou Ayalon) auront une influence considérable sur la politique moyen-orientale.

Et, surtout, que je suis encore un peu trop idéaliste par rapport à ce dossier, persuadé qu'il y aura, un jour, une paix négociée entre Israéliens et Palestiniens. Et Barak est, jusque ici, celui qui s'en est approché le plus.

Thursday, May 31, 2007

Sans aucune cohérence

A) Mon aventure au sein de la classe ouvrière étant presque terminée (fini les semaines de 60 heures!), ce blogue devrait redevenir actif. Plus. À votre grande tristesse, gens avec une vie.

B) Vous vous souvenez des vieux films des années cinquante, quand deux leaders de gangs de gars avec trop de gel dans les cheveux et des blousons de cuir fonçaient en voiture décapotable vers une falaise, pour déterminer le plus courageux des deux leaders, le dernier sautant hors du véhicule l'emportant ? Entre le PQ et le PLQ, c'est ça présentement. Il n'y aura pas d'élections estivales, parce que le PQ n'a pas d'argent, pas (encore) de chef, pas d'organisation et pas trop de motivation, et parce que je vois vraiment mal comment qui que ce soit au PLQ pourrait vouloir faire campagne sur une baisse d'impôts à ceux gagnant plus de 60 000 dollars (Avec omme slogan "Délivrons les mieux nantis"). Bref, dormez tranquille, peu importe ce que les journalistes ont besoin de dire pour meubler de l'espace.

C) Le syndrôme de "pas dans ma cour", puissance 10 : la ville de Naples, en Italie, voit ses rues envahies par des centaines de sacs à ordure, faute de dépotoir ouvert, les villages environnant refusant tous de l'accueillir. La mafia est également impliquée, contrôlant les syndicats des éboueurs et ouvrant des dépotoirs illégaux assez néfastes merci pour l'environnement (parce que quelqu'un qui commet des assassinats risque peu d'être émus par le fait qu'un marais abrite des canards). Considérant la vague de protestatin contre, hum, bien des constructions qui nous frappe depuis quelque temps, ça peut être bien d'entrevoir le genre de problème qui risque d'arriver. Et en bonus, vous pouvez faire une bonne blague de crème glacée napolitaine dans les commentaires!

D) Le NY Times s'épivarde le poil des jambes sur la ressemblance entre Sarkozy et Kennedy. Parce que, tsé, ils sont jeunes et fringants. Et leurs noms finissent par i grec. Pas un mot sur leur différence idéologique. Sarkozy un nouveau Kennedy ? Pas cool.

E) Mais Sarkozy qui nomme Bernard Kouchner, fondateur de médecins sans frontières et socialiste bien connu, ministre des affaires étrangères, vraiment cool. Si ça peut améliorer la politique étrangère française, qui consiste généralement à appuyer n'importe quelle dictature africaine contre quelques diamants et une poignée de cacahuètes, bravo. (Moment où une lectrice particulièrement haineuse envers Sarko me tranche la jugulaire).

F) Le sexe oral pourrait être fatal. Je croyais qu'il soit bon que vous soyiez prévenus. Au cas où.

Sur ce, good night everybody, I'm Christopher Young, and you're not.

Saturday, May 26, 2007

Arabesques

Le Liban s'entredéchire, encore. Et c'est la faute de la Syrie, encore. Ça rappelle tristement le début de la guerre civile 75-90 (enfin, on se comprend- ça rappelle les trucs que j'ai lu sur ce début), avec des groupes extrêmistes basés dans des camps de réfugiés palestiniens et financés par des empires extérieurs, et un gouvernement central fortement divisé. IL y a même assassinat d'un Gemayel, et Michel Aoun qui fait des siennes. Alors, c'est facile de se verser un autre cognac, de se dire que le monde arabe sera toujours- ou du moins, encore longtemps - ainsi divisé, en proie à d'intuables conflits.

Puis, on tombe sur un article de ce genre :

Women make up 70 percent of Algeria’s lawyers and 60 percent of its judges. Women dominate medicine. Increasingly, women contribute more to household income than men. Sixty percent of university students are women, university researchers say.

In a region where women have a decidedly low public profile, Algerian women are visible everywhere. They are starting to drive buses and taxicabs. They pump gas and wait on tables.

Although men still hold all of the formal levers of power and women still make up only 20 percent of the work force, that is more than twice their share a generation ago, and they seem to be taking over the machinery of state as well.

“If such a trend continues,” said Daho Djerbal, editor and publisher of Naqd, a magazine of social criticism and analysis, “we will see a new phenomenon where our public administration will also be controlled by women.”


Et on reprend espoir, un petit peu.

Saturday, May 19, 2007

Please God, don't ask for my input.

Josh: 68% think we give too much in foreign aid, and 59% think it should be cut.
Will: You like that stat.
Josh: I do.
Will: Why?
Josh: Because 9% think it's too high and shouldn't be cut. 9% of respondents could not fully get their arms around the question. There should be another box you can check for "I have utterly no idea what you're talking about. Please, God, don't ask for my input."


The West Wing, saison 4, épisode Guns not Butter.

66 % des Canadiens veulent une intervention canadienne au Darfour. Les deux tiers. Et c'est répandu : le Québec est à 69 %, l'Alberta à 63 % (ça m'étonne fortement, d'ailleurs). 79 % des 18-34 ans réclament quelque chose, statistique qu'on renverra au prochain vieux con qui nous clamera que notre génération est amorphe et peu conscientisée.

Mais il y a un hic : 52 % des Canadiens croient que l'on devrait envoyer des troupes au sein d'une force onusienne de maintien de la paix. 52 %. Ça fait 14 % des répondants qui croient que l'on doit intervenir, mais ne pas envoyer de soldats.

J'imagine que ce 14 % croit que si on envoie un fax au Soudan "S'il vous plaît, arrêtez, merci, la population canadienne", ils vont comprendre et arrêter.

Simplicité volontaire

J'suis peut-être trop cynique, ou juste trop réaliste. Discussion entre l'auteur de ces lignes et son boss, entre deux makis aux crevettes :

BOSS- Moi j'suis contre la religion. Y a deux choses qui ont créé toutes les guerres selon moi : la religion, ert l'argent. J'abolirais les deux.
BLOGUEUR -Hum... OK pour la religion, mais l'argent, aussi imparfait puisse-t-il être (NDLR : OK, je l'ai sans doute moins bien formulé que ça quand c'est arrivé), est pas mal le meilleur système qu'on peut utiliser quand t'arrives dans une société complexe.
BOSS- Tu veux dire ?
BLOGUEUR- Ben, si t'as pas d'argent, t'as du troc. T'échanges combien de makis pour une chemise ? Le scénariste de films, il échange quoi pour avoir du fromage ? T'échanges combien de vache pour une session d'université ?
BOSS- Si y avait pas d'argent, on aurait pas besoin de tout ça. On pratiquerait l'auto-suffisance.

Il est à mentionner que mon boss a un char avec des mags et système de son dispendieux. Pas moi. J'ai un vélo à dix dollars. Il a un équipement de hockey dernier cri, pas moi. Il court les cinq à sept pour payer des drinks aux jolies demoiselles, pas moi. OK, pu moi. Il désire se payer l'an prochain un voyage dans le sud, semaine tout inclus, pas moi. Il a une casquette et des jeans de marque, pas moi. Bref, il transpire la simplicité volontaire.

J'suis peut-être trop cynique, ou juste trop réaliste.

Tuesday, May 15, 2007

En mémoire de Jerry Falwell...

...leader principal de la droite religieuse américaine, voici un petit best of, gracieuseté de wiki et du NY Times.

-In 1965 Reverend Falwell gave a sermon at his Thomas Road Baptist Church criticizing Martin Luther King and the Civil Rights Movement, which he sometimes referred to as the Civil Wrongs Movement.

-Jerry Falwell wrote in America Can Be Saved that "I hope I live to see the day when, as in the early days of our country, we won't have any public schools. The churches will have taken them over again and Christians will be running them."

-In the 1980s Jerry Falwell was critical of sanctions against the Apartheid regime of South Africa. He stated that while he was opposed to Apartheid, he feared that sanctions would result in a worse situation, with either a more oppressive white minority government or a Soviet-backed revolution. He drew the ire of many when he called Nobel Peace Prize winner and Anglican Archbishop Desmond Tutu a phony "as far as representing the black people of South Africa."

-In 1994, Falwell released the straight-to-video documentary "The Clinton Chronicles: An Investigation into the Alleged Criminal Activities of Bill Clinton." The video connected Bill Clinton to a conspiracy theory involving Vincent Foster, James McDougall, Ron Brown, and an alleged cocaine-smuggling operation.

-In February 1999, an article in Falwell's National Liberty Journal suggested that a Teletubbies character, Tinky Winky, could be a hidden homosexual symbol, because the character was purple (which the article claimed was a color symbolic of homosexuality), had an inverted triangle on his head and carried a handbag.

-After the September 11, 2001 attacks, Falwell said on the 700 Club, "I really believe that the pagans, and the abortionists, and the feminists, and the gays and the lesbians who are actively trying to make that an alternative lifestyle, the ACLU, People For the American Way, all of them who have tried to secularize America. I point the finger in their face and say 'you helped this happen.'" (a sentiment with which Pat Robertson concurred).

-As for homosexuality, Falwell remarked, "AIDS is the wrath of a just God against homosexuals."

-Falwell has also said, "Labor unions should study and read the Bible instead of asking for more money. When people get right with God, they are better workers."


Plus que ses vues controversées, il a, plus que quiconque, teinté l'Agenda américain de conservatisme religieux, créant la Moral Majority, influençant terriblement Reagan, Bush et Bush, créant ce lien malfaisant entre républicains et évangélistes qui encore aujourd'hui empoisonne la société américaine.

Je suis athée jusqu'au bout des ongles; mais aujourd'hui, j'aimerais pouvoir croire un peu en Dieu, histoire de savoir que Falwell brûlera en enfer jusqu'à la fin des temps.

Amen.

Sunday, May 13, 2007

Duceppis finalement, non.

La campagne de Gilles Duceppe à la chefferie a duré vingt-quatre heures. Vingt-quatre heures. Comme dans "Geez, j'sais que j'ai dit que j'allais le faire, mais là, les sondages me donnent perdant, et j'irai certainement pas créer un débat dans le mouvement souverainiste et ensuite occuper potentiellement un ministère important quand je peux rester ici et être le cheuf." Comme dans "Ouan, je croyais vraiment dans le PQ, tellement que si vous ne m'élisez pas chef, nan, oubliez ça". Si j'étais militant bloquiste, je serais triste un peu de voir que mon chef est là par pis aller seulement.

Et pis, en vingt-quatre heures, tout ce qu'il a fait, c'est parler au téléphone. Tsé! À guise de comparaison, un individu moyen, prenons en un au hasard, disons Jack Bauer, peut, en vingt-quatre heures, sauver un candidat présidentiel d'un assassinat et libérer sa famille de dangereux terroristes. Tsé, Gilles souffre un peu de la comparaison...

J'aime pas Gilles Duceppe, l'ai-je déjà mentionné ?

Friday, May 11, 2007

C'est où vous êtes, pas ce que vous faites

Avez-vous déjà réalisé que la grandeur de vos accomplissements est incroyablement dépendante de votre situation géographique ?

Mettons, mettons que Terry Fox était né en Martinique. Il aurait fini son marathon en deux jours, une seule s'il partait de l'autre sens. C'est une fin de semaine de marche, dans le fond. C'est un peu moisn excitant, et je doute fortement qu'il serait aujourd'hui le deuxième plus grand martiniquien de tous les temps.

C'est tout.

Tuesday, May 08, 2007

Bonsoir il est parti!

Hélène a dit...
Moi je dis le ... 11 mai


Félicitations donc à Hélène, qui emporte la première compilation Christophersky, pour avoir prédit à trois jours près la date de départ d'André "Personne m'aime ? Faisons-nous encore plus d'ennemis!" Boisclair. La seule condition sera de me révéler quelle Hélène est-elle...

(EDIT : Apparemment, le Québec est maintenant en Europe selon le NY Times :

Ça m'apprendra à les défendre.)

Et non, je ne commente pas tout de suite le départ du Dré. Ce serait comme commenter le fait que cette année, l'automne va arriver après le printemps.

Mais, juste en passant : je pratique à nouveau mon imitation de Joseph Facal. Juste au cas...