Sunday, September 16, 2007

Mais c'est encore bien trop loin, après demain...

Demain, à huit heures trente , les bureuax de vote ouvriront à Outremont, St-Hyacinthe et Roberval. J'ai peu parlé de la campagne depuis près d'un mois, pour cause de conflit d'intérêts assez flagrant merci - mais soyez surs qu'en cas de victoire, je vais me péter les bretelles assez solidement ici.

Il y a un petit truc, cependant, que j'aimerais souligner. Le vote voilé. Le niqab. Apparemment, le Québec tout entier se consacre désormais à la cause de l'identification électorale. Tout d'un coup. Et déchire donc sa chemise pour ce cas d'exception. Soit. Cause noble s'il en est une que l'identification adéquate des électeurs.

Mais vous savez qu'une photo n'est pas nécessaire pour voter ? Z'avez besoin que de deux cartes reconnues par Élections Canada, dont une avec votre adresse (ou une facture de Bell, par exemple). Et ils reconnaissent du stock en masse. Si je veux, je peux voter avec une facture de Visa et une carte d'affaires. Ou une carte de la bilbiothèque Lisette-Morin et un permis de pêche - sur lequel j'aurai moi-même écrit mon adresse.

C'est bizarre, je n'ai pas vu de grand reportage à TVA dénonçant les cartes reconnues par Élections Canada, ni de politiciens condamnant le directeur général des élections là-dessus.

Étrange.

Monday, September 10, 2007

Encore meilleur avec de la Tremblay!

Ce soir, la commission Bouchard-Taylor sur les accomodements raisonnables débute. Yee-pee yay. Et ceux et celles qui, comme moi, ont une passion et pour le multiculturalisme, et pour la culture québécoise version caisse de 24, savent qu'il n'y a qu'un seul moyen de profiter pleinement d'un tel évènement : un jeu de calage. Yes sir. Voici donc, gracieuseté de Christophersky, qui ne recule devant rien pour vous amener information crédible et sérieuse, le jeu qui marquera (et embrouillera) les esprits :

L'alcool-modement raisonnable!

Le principe est simple : Ce soir, groupes communautaires et, surtout, simples citoyens passeront à tour de rôle exprimer leurs points de vue, certains moins sophistiqués que d'autres. Chaque phrase entendue entraîne donc une conséquence. Il est à noter que le jeu s'applique également à toute la couverture des accomodements raisonnables. Voici la liste, donc :

i) "Je suis pas raciste, mais..." = tout le monde boit trois gorgées. (Bonus de cinq gorgées si la personne se justifie boîteusement, du genre "j'ai des amis noirs")

ii) Référence au kirpan = tous les gars boivent trois gorgées (Bonus de quatre si l'intervenant ne l'appelle pas le kirpan mais "le couteau que les sikhs peuvent amener à l'école").

iii) Référence à la burqa ou au niqab = toutes les femmes boivent trois gorgées (Bonus de quatre si l'intervenant ne l,appelle pas par son nom mais bien "le voile que porte les femmes musulmanes")

iv) "Qu'ils retournent dont d'où ils viennent !" = Tout le monde finit sa bière.

v) "Si on va dans leurs pays, nous autres..." = Tous les joueurs droitiers doivent désormais boirent de la main gauche; tout écart à ce règlement vous vaudra une punition de cinq gorgées.

vi) "On était là bien avant eux..." = Le joueur le plus âgé distribue dix gorgées à son bon vouloir.

vii) Toute référence à la mollesse présumée des Québécois = Tout le monde prend une gorgée. Mais une petite, pour ne pas se fatiguer.

viii) Référence désobligeante envers la communauté juive = les joueurs circoncis distribuent chacun sept gorgées, selon leur bon vouloir.

Je sais, il m'en manque. Mais ça devrait suffire pour l'instant.

Allez, bonne hystérie collective les amis.

Sunday, September 09, 2007

I don't belong here

Ça fait un bail, un sacré bail; et, à l'époque, vous étiez pas mal plus nombreux ici, la dernière fois que je vous ai parlé de la Cappadoce.

Mais pour une meilleure idée de ce trésor turc, le NY Times (oui, toujours lui) a un show diapo ici.

Ça fait un sacré bail, vraiment.

Thursday, September 06, 2007

Insérez ici votre blague de guimauves

Si comme moi, le lien entre "feux de forêts en Grêce " et "Gouvernement grec blâmé" vous semblait étrange, The Economist a un excellent papier ici à ce sujet. Trois observations :

I- On dirait vraiment la description d'un pays dans les années 20. pas maintenant, avec les politiciens verreux, la mafia, les morts... on a tendance à oublier que les démocraties européennes - je pense à l'italienne et à la grecque, surtout- sont parfois très jeunes, et il y a des moments où ça paraît.

II) Faut être vraiment malade pour tirer sur un hélicoptère qui éteint un feu. Vraiment.

III) C'est tellement, tellement dégoûtant de voir jusqu'où certaines personnes peuvent aller pour faire une poignée de dollars. LEedécompte est d'une soixantaine de morts...

Friday, August 31, 2007

Dans mon cercueil, je serai mal rasé

J'ai des défauts. Beaucoup. Je vous épargne l'énumération, mais je suis tout à fait conscient qu'il existe des gens (plusieurs, d'ailleurs) qui ne m'apprécient pas. Et si je sors m'acheter du lait, ce matin, que le bus 10 De Lorimier me heurte de plein fouet, que ma tête fracasse la vitre avant du véhicule, que le sang gicle et que cette existence qu'est la mienne prenne fin soudainement, je n'en serai pas une meilleure personne. Loin de là. J'aimerais que la poignée d'individus qui profiteront de mon décès pour manger des petites carottes sur le bras se souviennent de Christopher Young comme il était, et non pas comme un Christopher idéalisé qui donnait un foie chaque jour pour les plus démunis.

Alors quand je vois l'hypocrisie générale qui entoure la mort de la mairesse Boucher, quand j'entends le type de RDI déclarer que "La grandeur de l'hommage qui est fait à la mairesse Boucher est à la taille de l'admiration que lui vouaient ses citoyens", ça me met un peu hors de moi. On parle de quelqu'un, ici, qui faisait un référendum sur la construction d'un hôtel de ville, le perdait, et le construisait tout de même. On parle de quelqu'un avec une vision de petite ville, qui s'est battu contre la présentation des Jeux olympiques de 2002 à Québec, et pour le départ des Nordiques. Quelqu'un qui n'a présenté aucun programme électoral aux citoyens de sa ville. Quelqu'un qui s'est battu contre les fusions municipales, au nom d'un pseudo-nationalisme de quartier (du quartiérisme ?). Alors, permettez-moi de briser le concert d'éloges, mais le coup de la "grande dame, tout le monde l'aimait, blablabla", très peu pour moi.

Respecter les morts, c'est accepter tout ce qu'Ils furent de leur vivant, le bon comme le mauvais, et non pas faire d'eux des demi-dieux appréciés de tous et chacun et blanchis de chaque tort ou faute.

Thursday, August 30, 2007

Je ne sais pas s'ils offrent les tetes à claques en primeur...

Du Jerusalem Post, le Hizbollah prend le virage technologique :

Hizbullah is setting up an independent wireless phone network throughout southern Lebanon and in Beirut, according to Lebanese news reports. (...)An independent phone network system could pose a challenge to any efforts to gather intelligence from the conversations of Hizbullah guerrillas.

Creating an independent phone network is not difficult as long as money is not an issue, according to Yael Shahar, director of the Database and Open Source Intelligence Project at the International Institute for Counter Terrorism at IDC Herzliya. If the reports are true, Shahar said, the new network could, in theory, prevent Israeli eavesdropping, as well as help Hizbullah counterintelligence operations to ensure that no one within its ranks is a spy.

"This is not rocket science," she said. "You can sublease from worldwide networks and build your own network. All you need is money to hire technicians and to buy equipment such as transmitters."


Avec un peu de chance, ils ont engagé des techniciens de Vidéotron, et ne pourront donc plus trop faire d'attentats terroristes car ils devront attendre que les techniciens passent entre 7h30 et 20h00.

Tuesday, August 28, 2007

L'ATM au coeur d'or

Comme sans doute la plupart d'entre vous, je suis un fan fini du Canal Famille. Je connais mes classiques : Enfanforme, Télé-Pirate, Les trois mousquetaires version chat-japonais-que-en-fait-un-des-mousquetaires-était-une-fille, Chahut au Bahut, Fripe et pouille. Je peux encore réciter par coeur un nombre effarant de sketch du studio, époque Bruno Blanchet (ça va mââââl!). J'ai écouté, réécouté, et réécouté en DVD Radio Enfer, jusqu'Au point de satiété (quoi que Léo reste immanquablement savoureux). Je me souviens même des émission plus... préados ratés, comme Sur la Piste, avec Vincent Bolduc, jessica Barker, et Guillaume Lemay Thivierge avant qu'il ne s'échappe de l'enfer du has-beenisme. je suis de ceux qui déterrent les moins évidents lors des inévitables discussion sur les émissions de notre enfance, les Sharky et Georges, les zoolympiques.

Mais jusqu'à hier, j'Avais effacé de ma mémoire la série qui, pourtant m'accrochait le plus. Jusqu'à tant que je trouve ceci :



Le premier épisode intégral de Eerie, Indiana, version originale de Marshall et Simon. Et ça vieillit bien.

En attendant que JD et moi ne mettions la main sur ces DVDs de (merci JD) Alfred J. Kwak, gâtez-vous!

Monday, August 27, 2007

Vieux motard que jamais

Ainsi donc, Alberto Gonzalez, ministre de la justice de l'administration Bush, peinturé dans un coin autant par les démocrates que les républicains, l'homme qui était allé voir John Ashcroft sur son lit d'hôpital pour le convaincre de prolonger le programme d'écoutes électroniques, l'homme dont la performance était si pityable qu'il nuisait à l'administration républicaine simplement en respirant, démissionne.

La semaine dernière, c'était Gordon O'Connor, horrible ministre de la défense, spécialiste du pied dans la bouche, celui qui émettait sept opinions officielles en deux jorus sur le même sujet, celui qui était si incompétent que simplement en clignant des yeux faisait chuter le taux d'approbation de la mission canadienne en Afghanistan, a été muté au ministère du Revenu, communément appelé "le parking pour politiciens poches mais ayant trop d'influence pour juste les mettre dehors du Cabinet".

Question : S'il faut que, de toute façon, vous finissiez par vous débarasser de la roue qui grince dans votre administration (ou mouvement, ou organisation), pourquoi attendre six, sept, huit mois, quand tout le mal est fait ?

Bon débarras, quand même.

Sunday, August 19, 2007

Y fait chaud aujourd'hui su'l Plateau

Donc, me voilà arrivé au quartier général du faux accent français et du "ah ouais, j'ai un projet de film, multidisciplinaire'. Entouré de l'essentiel : boîtes, pots de peinture et Boréale cuivrée. Jusqu'ici c'est sympathique, Dumas est venu me porter un panier de fruits hier, et j'ai déjà commencé à télécharger quelques pièces d'électro, au cas où la Gestapo du Plateau inspecterait.

Mais quand même : vingt-quatre heures ici, et déjà, ma couverture d'agent dormant du Mossad commence à s'effriter...

Thursday, August 16, 2007

Jeux vidéos & camion cube

A) Ça, c'est con. Je me souviens d'être au primaire, et de la très forte correlation entre joueurs de jeux vidéos/personnes ayant de la facilité en anglais. Légiférer la langue, oui. Mais ce n'est pas en jouant à Halo 3 que vous allez améliorer votre langue... Seul résultat que tout cela risque de donner : Les gamers québécois auront moins de choix.

B) J'suis dans les boîtes, donc petit break de quelques jours, ici. on se reverra quand je serai un urbain ultra branché, voisin de Pierre Lapointe.

Saturday, August 04, 2007

Ti-Poil, all the way!

CalgaryGrit (lien dans ma colonne de droite) tient présentement les rondes éliminatoires poru déterminer le meilleur premier ministre provincial de l'histoire du Canada... Un par province va être sélectionné, et le vote pour le Québec se tient juste ici. Comme la aprticipation est rachitique, je vous encourage à aller faire un tour, ne serait-ce que parce qu'enfoncer René Lévesque - mon choix personnel - dans un tel concours, ce serait fort amusant.

I want your...

L'université du Texas a procédé récemment à une étude majeure, avec plus de 1500 étudiants. L'objectif premier : savoir les raisons qui poussent les humains à avoir des relations sexuelles. Les résultats sont ici (les résultats commencent à la page cinq, après le blabla procédural). Et pour ceux qui ont autre chose à faire que de les lire (comme, hum, faire l'amour) voici quelques faits qui, selon votre humble serviteur, sont dignes de mention :

I) La raison numéro un, homme comme femme, est "J'étais attiré(e) par l'autre personne". Ça aide, en général.

II) La septième raison la plus populaire : I was horny. C'est devant "Je voulais l'Aventure/l'excitation" et "J'ai réalisé que j'étais en amour".

III) Trois raisons uniques aux femmes : J'étais saoule (numéro 49), je voulais réparer les pots cassés après une chicane (numéro 48) et l'autre personne avait un bon sens de l'humour - "Donc, le gars c'était un pingouin!" "Ah, c'est vraiment drôle, voici une fellation!" - au numéro 44.

IV) Trois raisons uniques aux hommes : Mes hormones étaient hors de contrôle (numéro 33), l'autre personne était trop sexy pour résister, ce qui sonne comme une très mauvaise excuse pour avoir tromper sa copine (numéro 34) et je voulais améliorer mes performances sexuelles - donc, mesdemoiselles, certains hommes vous utilisent comme entraînement, soyez prévenues - au numéro 36.

V) Les raisons les plus... frappantes, dans le top des raisons les moins mentionnées : À cause d'un pari (J'te gage dix piastres que t'es pas game de coucher avec Pascal!), je voulais mettre fin à ma relation (Ma blonde n'arrête plus de me faire l'amour, je pense vraiment qu'elle ne m'aime plus), je voulais me débarasser d'un mal de tête, je voulais changer de sujet de conversation ("Donc, j'étais àla crème glacée, et là Martin arrive, il me dit, hey! prends à la vanille, c'est... euh... qu'est-ce que tu fais là ?...hmmm...") et, finalement, je voulais me sentir plus près de Dieu.

Copulez maintenant, jeunes intellos.

Sunday, July 29, 2007

Et ils ont de la barbe!

Une équipe n'ayant pas fait les demi-finales depuis trente-et-un ans, affrontant l'équipe ayant gagné cinq des six dernières éditions de la coupe. Une équipe qui voyage en classe économique, souvent retenu à l'aréoport, versus une équipe ultra riche en jet privé. Comme dans les Mighty Ducks, hein ?

Sauf que Goldberg et les autres n'habitaient pas dans un pays en plein chaos, et n'avaient pas perdu de proches dans une guerre qui s'éternise.

Gordon Bombay, cette année, s'appelle Jorvan Vieira, et il vient de mener une équipe irakienne, pot-pourri de Sunnites, Chiites et Kurdes, à une victoire en coupe d'Asie, 1-0, dimanche, contre l'Arabie Saoudite.

Et ils l'ont vraiment, vraiment eu difficile. Par exemple :

For starters, Iraq lost an early preliminary match against South Korea, 3-0, after traveling 36 hours to get to the game. And then, an already exhausted Younes Mahmoud, the team’s captain, was detained for 12 hours in Bangkok, awaiting permission to enter the country on the eve of Iraq’s first tournament game against Thailand.
Upon arriving in Kuala Lumpur for the semifinal match against South Korea, the players found their hotel rooms occupied by the Iranian team, which had already been eliminated. The Iraqis waited for hours in the lobby for rooms, delaying their scheduled practice — and sleep.


C'est tout petit dans le grand portrait de la situation, certes, mais c'est clair que de tels évènements ne peuvent qu'aider à former une plus grande unité irakienne - certains suggèrent même de remplacer le gouvernement par l'équipe de soccer, rien de moins. Rien ne sert de s'épivarder le poil des jambes pour rien - ce n'est pas la coupe d'Asie qui va régler la situation irakienne, loin de là - mais... il s'agit sans doute là du premier truc positif qui vient de la région depuis longtemps, alors aussi bien s'en réjouir, ne serait-ce qu'un peu.

Et puis, Younis Mahmoud, ça sonne un peu comme Charlie "Spazway" Conway , si on fait l'effort, non ?

Thursday, July 26, 2007

But they were all yellow...

Deamin, officiellement, le très attendu film des Simpsons sort. Pour célébrer l'occasion - et par le fait même, la centième entrée sur ce blogue - voici mes cinq meilleurs épisodes des Simpsons. Sentez-vous libre d'y aller de votre propre palmarès.

5. Homer's Barbershop Quartet

J'adore les épisodes flashback - et celui-là est le meilleur. Abu, Homer, Skinner et Barney connaissent le succès avec un groupe vocal, jusqu'aux Emmy. Des gags de Beatles à la tonne (l'album Bigger than Jesus!), une parodie cinglante du milieu du spectacle. Du bonbon.

Citation : Baby on Board... Something, something, Burt Ward... Hey, that baby write itself!

4. Sideshow Bob Roberts

L'épisode créé pour les geeks de politique, tel... moi. Sideshow Bob sort de président suite aux pressions d'un pseudo-Rush Limbaugh, et est élu maire républicain. Avec Dracula dans le comité exécutif du parti Républicain, un gag de distributrice d'eau, trente-quatre mille références à divers débats présidentiels américains (lire sur Michael Dukakis rend cet épisode infiniment plus drôle), c'est un petit chef d'oeuvre.

Citation : Barlow: My friends, isn't this just typical? Another intelligent
conservative here, railroaded by our liberal justice system,
just like [reads lists] Colonel Oliver North, officer Stacey
Koons, and cartoon Smokespeson Joe Camel.
[scene switch back to Bart listening to walkman in class]
Well, I've had it! I am going to make it my mission to see that
our friend Bob is set free.
Bart: Nooo! [class stops, looks at him]
Edna: Well, _despite_ Bart's objections, the people of South Africa
can now vote in free democratic elections.


3. Lemon of Troy

Les gens de Shelbyville volent le citronnier de Springfield, déclenchant une guerre inter-urbaine. Une éloge à la fierté civique, avec des gags de cousine, et une ambiance héroïque du début à la fin... Inclue certains des meilleurs moments de Milhouse, et un des meilleurs punchs finaux de la série (du jus de betterave!).

Citation :
Milhouse : Qu'est-ce qu'ils disent ?
Bart: Je le sais pas.
Milhouse : J'pensais que tu pouvais lire sur les lèvres!
Bart: Moi aussi j'pensais.

2. Last Exit to Springfield

Homer devient leader syndical, pour ravoir l'assurance dentaire. Marie à merveilles les clins d'oeil visuels (Burns et Smithers en Batman et Robin, ou attaqués par des robots) et citations mémorables ("Ceux qui sont pour, ouais! Ceux qui sont contre, nion!"), plus le meilleur des délires de Abe Simpson (Les oignons à la ceinture!). Et a démarré la mode de marcher sur le coté en faisant Baa-beloumbeloumboumboum! Que demander de plus ?

Citation : You can't treat the working man this way. One day, we'll form a union and get the fair and equitable treatment we deserve! Then we'll go too far, and get corrupt and shiftless, and the Japanese will eat us alive!

1. Cape Feare

Sideshow Bob est mon personnage préféré. Et j'adore les opéras de Gilbert & Sullivan. Et les blagues d'allemands qui ne peuvent pas être méchants (Die Bart, Die!). Et les parades d'éléphants dans la rue. Et les cactus. Et... c'Est parfait. Vraiment. Et j'ai rarement vu du slapstick aussi efficace. J'veux dire, deux fois quinze secondes de rateaux! Deux fois!!!

Citation :
Agent : Monsieur Simpson, quand je vais vous dire Bonjour Monsieur Thompson, et vous piler sur les pieds, vous allez me répodnre bonjour. Bonjour, Monsieur, Thompson!
(Silence)
Homer : Je pense qu'il essaie de vous dire quelque chose.

Wednesday, July 25, 2007

Just like a dream...

OK, mettons quelque chose au clair.

De un, Like a Prayer est la meilleure chanson de Madonna de tous les temps.

De deux, mon indécrottable optimisme ne m'a jamais transformé en crédule politique : au cours de la dernière élection fédérale, jamais au grand jamais je ne me suis fait d'illusion sur les chances de mon parti (le NPD, si vous aviez oublié) de gagner quoi que ce soit au Québec. On s'entend : croître, oui, et je m'excitais le poil à l'idée de gagner 4 % dans des comtés éloignés, mais gagner un siège, non. Je voyais ça comme un objectif éloigné, distant. Plus maintenant.

J'ai essayé, très, très fort de ne pas trop m'exciter quand Thomas Mulcair, ancien ministre provincial de l'environnement, a fait le saut pour nous, et a décidé de se présenter dans Outremont. Je veux dire, il est très bon, peut attirer des votes autant chez les fédéralistes que chez les souverainistes. Il s'est fait botter par Jean Charest, parce qu'il essayait d'être trop écolo! Et en plus, il porte une barbe. C'est dur à battre comme profil, mais j'essayais de rester... froid. Rien ne sert de s'exciter, me disais-je, il faut militer à point.

Puis, le Bloc a nommé son candidat. Jean-Paul Gilson, président de l'association de comté, communément appelé "le vieux bénévole à qui on donne une chance, parce que hein, personne d'important voulait aller à l'abattoir cette année". Et les libéraux ont nommé le leur, Jocelyn Coulon, un ancien journaliste devenu universitaire, brillant mais ayant laissé derrière lui quinze ans d'écrits qui risquent de frustrer la communauté juive, fort importante dans le comté; de plus, il est loin de soulever les passions. Et les conservateurs ont nommé aujourd'hui le leur, Gilles Duguay, un ancien diplomate qui a peu de chances, à moins que la population d'Outremont ne soit allé en grand nombre en Moldavie, ait eu des problèmes de passeport et ait obtenu d'excellents services de l'ambassade.

Tout ça mis ensemble, avec les sondages bien encourageants des derniers mois, me donne l'impression qu'on peut, cette fois, pour la toute première fois (OK, la deuxième - mais mettons, la toute première fois depuis que je sais parler) gagner un siège au Québec. Vraiment. Sincèrement. Faire une brèche dans le mur Québec, et ensuite s'y engouffrer en grand nombre. Poser la première brique de l'édifice de notre conquête de la province. Et tous les autres clichés de construction du genre.

On se quitte sur une citation de Gilles Duguay, candidat conservateur dans Outremont :

"Outremont c'est un résumé du Canada, 100 000 personnes, les religions, les langues, concordent. "

Parce qu'on sait tous que chaque comté au Canada compte une forte population hassidique, une majorité francophone et un quartier rempli de hipster anglophones qui tripent sur Godspeed You Black Emperor.

Sunday, July 15, 2007

Les hommes de principe existent encore

C'est cool, être vert. Si on était dans Josie and the Pussycats (Full disclosure : ce film est un de mes péchés mignons), on dirait que vert est le nouveau rose. on parle fort fort de préservation, on colle des photos de Al Gore ou Steven Guilbeault dans notre agenda, on recycle, puis on se sent bien. On continue de prendre l'auto pour faire 700 mètres, mais on fait un ou deux petits sacrifices, du type manger des pois chiches bio chaque mercredi, ou amener un sac en tissu au supermarché, et on se sent bien. Vachement bien.

Et pendant ce temps, certains font des vrais sacrifices. Non, pas Madonna au Live Earth. Des types dont on ne parle pas. Des types comme Jeffrey Lee. Dernier survivant du clan des Djok, tribu indigène australienne propriétaire légale de la région de Koongarra, au nord du pays Et monsieur Lee demande aux autorités australienne d'intégrer ses terres au parc national de Kakadu, qui est tout près.

Jusque ici, c'est un geste noble, tout au plus. Ce qui en fait un geste carrément héroïque, c'est que les terres de monsieur Lee contiennent de l'uranium. Pas juste un peu : cinq milliards de dollars d'uranium. À peine ça. Et il crache là-dessus, tout simplement. Par amour de la terre, principalement.

L'histoire est ici. Et elle fait fichtrement du bien à lire.

Wednesday, July 04, 2007

*Silence*

Vous n'avez aucune raison de connaître Mike Gravel; ancien sénateur de l'Alaska dans les années 70, descendant de Québécois (il parle français!), il s'essaie présentement pour avoir la nomination démocrate pour la présidence. Sincèrement, j'ai plus de chances que lui (allez, j'attends Christo '08!). Et ça lui permet de faire n'importe quoi. Vraiment, n'importe quoi.

Comme faire une pub où il ne dit absolument rien. Et lance une roche à l'eau.



Vraiment étrange.

Saturday, June 30, 2007

La madame était contente.

Le bout difficile dans le fait de travailler avec le public, c'est d'assumer que celui-ci a toujours raison. Peu importe ce qu'il dit. Traduction libre d'une discussion de cet après-midi :


CHRISTO- Vous venez de quelle région ?
DAME - États-Unis.
CHRISTO, laissant libre cours à son côté américanophile - Quel état ?
DAME - Arkansas. L'état de Bill Clinton.
CHRISTO - (...) (En fait, c'Est une amorce de phrase, de contemplation de Bill)
DAME - Malheureusement.

Le bout difficile dans le fait de travailler avec le public, c'est d'apprendre à mordre sa lèvre inférieure jusqu'au sang, parfois.

Friday, June 29, 2007

Hum.

Parler de politique l'été, c'est un peu comme parler de baseball l'hiver : déjà que c'est considérablement ennuyant quand il se passe quelque chose, imaginez quand il se passe rien.

En d'autres mots, je vais tenter de mettre à jour ici le plus possible, mais en attendant septembre et la rentrée parlementaire, ça risque d'être aussi éparse qu'au cours de la dernière semaine.

En attendant, voilà de quoi gâter les mélomanes (et les nerds!) d'entre vous, mon petit péché des derniers mois, The Decemberists.

Thursday, June 14, 2007

Balle qui roule Hamas secousses...

Worst. Title. Ever. Vraiment, désolé.

J'étais dans le phare, aujourd'hui. Je regardais l'horizon - Forestville, diront certains, mais je trouve "l'horizon" plus esthétique - et je me disais, tiens, il me semble qu'on manque de gouvernements islamistes à la solde de l'Iran et de la Syrie. Et je rentre dans l'auto, paf! le Hamas a saisi les bâtiments de sécurité présidentiels dans la bande de Gaza, dominant la bande toute entière. Ça tombe bien, hein ?

Sérieusement, c'est triste. Vraiment. Les luttes fratricides intra-palestiniennes sont aussi vieilles que la cause palestinienne elle-même, mais... quand même. D'un coté, un parti traditionnel corrompu et déclinant. De l'autre, un parti islamiste pronant l'usage de la violence. Vraiment, un choix super.

C'est facile d'oublier, depuis Oslo, que la bande de Gaza et la Cisjordanie appartiennent toujours à Israel. Mais les territoires occupés le sont, justement. Occupés. Et si demain matin le gouvernement albertain tombait - par la violence, de surcroît- dans les mains d'une organisation qui ne souhaite pas seulement son indépendance, mais bien l'annihilation complète du Canada, vous pouvez être surs que les forces armées canadiennes vont intervenir illico presto.

Bref, s'il fallait que le Hamas considère comme légitime son nouveau pouvoir, ou tente de prendre la Cisjordanie également, avec le président Abbas qui, fort de l'appui de l'Occident, va tenter de gouverner par décret, tout ça pourrait devenir encore plus sanglant qu'au cours des derniers jours - et déjà, on compte 59 morts depuis lundi. J'espère que, contrairement à la dernière fois, je me trompe; mais j'ai plus l'impression d'assister à un coup de semonce qu'à une conclusion d'une lutte interne.

Tuesday, June 12, 2007

gotcha!

La semaine dernière, j'ai titré mon billet sur Barak "la manchette de la semaine prochaine". Cyberpresse, aujourd'hui :



*Danse de la victoire*

Monday, June 11, 2007

L'Europe en cinq talking points.

I) D'habitude, je laisse le Sarkozy bashing à plus compétente (et plus jolie, disons-le) que moi. Mais les gars saoûls, c'est mon domaine d'expertise. Alors voilà : Sarkozy saoûl.

II) Aux élections belges, les chrétiens-démocrates ont gagné, faisant de Yves Leterme le probable prochain premier ministre. Ils sont alliés avec un parti flamand séparatiste. Et selon la BBC :

He has previously caused controversy by saying that a united Belgium was an "accident of history" and that the country has no "intrinsic value".


Alors, attendez-vous à ce que ça brasse un peu.

III) George Bush est détesté par toute la planète ou presque. Toute ? Non! Car une poignée d'irréductibles pays résistent à l'enivahisseur du gros bon sens. Dont l'Albanie, où il vient d'être traité en roi. NY Times :
Military cannons boomed a 21-gun salute in his honor. Thousands of people jammed Skanderbeg Square in downtown Tirana, wearing Uncle Sam top hats in the sweltering heat, hoping to glimpse the presidential motorcade. The superlatives flowed so freely that Mr. Bush looked a tad sheepish when Prime Minister Sali Berisha proclaimed him “the greatest and most distinguished guest we have ever had in all times.”


Juste ça. Une compilation au premier lecteur qui me trouve la preuve que quelqu'un de clairement plus important ert plus grandiose y est déjà passé.

IV) Il reste seize jours avant que Gordon Brown ne prenne la place de Tony Blair. À voir comment a fini le dernier pseudo-putsch d'un ministre des Finances dans un parti centriste (*cough*Paul Martin*cough*), je mets un petit deux qu'il ne survit pas à la prochaine élection.

V) Vladimir Poutine est de plus en plus autoritaire. Mais ce qui me glace le sang, c'est son cynisme toujours croissant par rapport aux droits humaines. Extrait d'un entretien du Figaro :

-Gerhard Schroeder vous a qualifié de « pur démocrate ». L'êtes-vous vraiment ?
-Oui, bien sûr ! Bien sûr que je suis un pur et absolu démocrate ! La tragédie, c'est que je suis le seul pur démocrate au monde. Voyez les États-Unis : des tortures horribles, des sans-abri, Guantanamo. Voyez l'Europe : des manifestations violentes, durement réprimées. Même les Ukrainiens se sont discrédités et vont vers la tyrannie. Depuis la mort de Gandhi, je n'ai personne à qui parler !


C'était l'Europe.

Friday, June 08, 2007

Un lascar qui m'saoûle un peu plus que les autres.

CBC, sur le dernier sommmet du G8:

Music producer Bob Geldof and Bono have singled out Canada for holding up progress on the Africa issue at this year's summit in Heiligendamm, Germany.


Yahoo :

According to Geldof, Canadian officials at pre-summit talks this week were insisting that there should be no fixed figures in the aid communique


C'est tout. Juste un petit rappel que le Canada n'est le seul à souffrir de Harper. Le tiers-monde peut maintenant invoquer ce privilège aussi.

Tuesday, June 05, 2007

La manchette de la semaine prochaine

Vous ne connaissez sans doute pas Ehud Barak. Et c'est triste. Parce que c'est sans doute la meilleure chance qu'a connu Israel et la Palestine de connaître la paix depuis longtemps.

Barak, un ancien militaire (à vrai dire, le militaire le plus décoré du pays, juste ça) devenu chef du parti travailliste israelien, fut élu premier ministre en 1999, et, tranchant avec l'attitude agressive de son prédécesseur, Benjamin Netanyahu, il entreprit immédiatement de négocier une paix durable avec l'Autorité Palestinienne, sous la surveillance de Bill Clinton qui souhaitait terminer en beauté sa présidence.

Barak a offert aux Palestiniens l'équivalent de 92 % de l'ancienne Palestine, plus des territoires dans le Negev pour compenser le 8 % manquant. Le droit de retour pour une partie des réfugiés, plus une compensation financière importante pour ceux ne pouvant revenir. L'Autorité sur Jérusalem-Est, future capitale de l'état palestinien. Yasser Arafat, toujours aussi stratège, finit par claquer la porte au nez de Barak, le laissant les mains vides devant son électorat. Le reste est bien connu : Intifada, Sharon, mur, Hamas, etc.

Je parle de ça parce que c'est l'anniversaire de la guerre de six jours, évidemment, et qu'une presque solution (quoique partielle), ça vaut la peine d'en parler. Mais surtout parce que la semaine dernière, les travaillistes ont voté pour démettre leur chef actuel Amir Peretz, extrêmement impopulaire depuis sa direction de l'armée durant la guerre au Liban de l'été dernier. Et qu'au deuxième tour du vote, mardi prochain, Ehud Barak affrontera Ami Ayalon. Et que les deux ont juré de se retirer de la coalition du Kadima, donc de faire tomber le gouvernement. Et donc, que vous en entendrez parler à profusion, sans doute, la semaine prochaine, parce que Barak (ou Ayalon) auront une influence considérable sur la politique moyen-orientale.

Et, surtout, que je suis encore un peu trop idéaliste par rapport à ce dossier, persuadé qu'il y aura, un jour, une paix négociée entre Israéliens et Palestiniens. Et Barak est, jusque ici, celui qui s'en est approché le plus.

Thursday, May 31, 2007

Sans aucune cohérence

A) Mon aventure au sein de la classe ouvrière étant presque terminée (fini les semaines de 60 heures!), ce blogue devrait redevenir actif. Plus. À votre grande tristesse, gens avec une vie.

B) Vous vous souvenez des vieux films des années cinquante, quand deux leaders de gangs de gars avec trop de gel dans les cheveux et des blousons de cuir fonçaient en voiture décapotable vers une falaise, pour déterminer le plus courageux des deux leaders, le dernier sautant hors du véhicule l'emportant ? Entre le PQ et le PLQ, c'est ça présentement. Il n'y aura pas d'élections estivales, parce que le PQ n'a pas d'argent, pas (encore) de chef, pas d'organisation et pas trop de motivation, et parce que je vois vraiment mal comment qui que ce soit au PLQ pourrait vouloir faire campagne sur une baisse d'impôts à ceux gagnant plus de 60 000 dollars (Avec omme slogan "Délivrons les mieux nantis"). Bref, dormez tranquille, peu importe ce que les journalistes ont besoin de dire pour meubler de l'espace.

C) Le syndrôme de "pas dans ma cour", puissance 10 : la ville de Naples, en Italie, voit ses rues envahies par des centaines de sacs à ordure, faute de dépotoir ouvert, les villages environnant refusant tous de l'accueillir. La mafia est également impliquée, contrôlant les syndicats des éboueurs et ouvrant des dépotoirs illégaux assez néfastes merci pour l'environnement (parce que quelqu'un qui commet des assassinats risque peu d'être émus par le fait qu'un marais abrite des canards). Considérant la vague de protestatin contre, hum, bien des constructions qui nous frappe depuis quelque temps, ça peut être bien d'entrevoir le genre de problème qui risque d'arriver. Et en bonus, vous pouvez faire une bonne blague de crème glacée napolitaine dans les commentaires!

D) Le NY Times s'épivarde le poil des jambes sur la ressemblance entre Sarkozy et Kennedy. Parce que, tsé, ils sont jeunes et fringants. Et leurs noms finissent par i grec. Pas un mot sur leur différence idéologique. Sarkozy un nouveau Kennedy ? Pas cool.

E) Mais Sarkozy qui nomme Bernard Kouchner, fondateur de médecins sans frontières et socialiste bien connu, ministre des affaires étrangères, vraiment cool. Si ça peut améliorer la politique étrangère française, qui consiste généralement à appuyer n'importe quelle dictature africaine contre quelques diamants et une poignée de cacahuètes, bravo. (Moment où une lectrice particulièrement haineuse envers Sarko me tranche la jugulaire).

F) Le sexe oral pourrait être fatal. Je croyais qu'il soit bon que vous soyiez prévenus. Au cas où.

Sur ce, good night everybody, I'm Christopher Young, and you're not.

Saturday, May 26, 2007

Arabesques

Le Liban s'entredéchire, encore. Et c'est la faute de la Syrie, encore. Ça rappelle tristement le début de la guerre civile 75-90 (enfin, on se comprend- ça rappelle les trucs que j'ai lu sur ce début), avec des groupes extrêmistes basés dans des camps de réfugiés palestiniens et financés par des empires extérieurs, et un gouvernement central fortement divisé. IL y a même assassinat d'un Gemayel, et Michel Aoun qui fait des siennes. Alors, c'est facile de se verser un autre cognac, de se dire que le monde arabe sera toujours- ou du moins, encore longtemps - ainsi divisé, en proie à d'intuables conflits.

Puis, on tombe sur un article de ce genre :

Women make up 70 percent of Algeria’s lawyers and 60 percent of its judges. Women dominate medicine. Increasingly, women contribute more to household income than men. Sixty percent of university students are women, university researchers say.

In a region where women have a decidedly low public profile, Algerian women are visible everywhere. They are starting to drive buses and taxicabs. They pump gas and wait on tables.

Although men still hold all of the formal levers of power and women still make up only 20 percent of the work force, that is more than twice their share a generation ago, and they seem to be taking over the machinery of state as well.

“If such a trend continues,” said Daho Djerbal, editor and publisher of Naqd, a magazine of social criticism and analysis, “we will see a new phenomenon where our public administration will also be controlled by women.”


Et on reprend espoir, un petit peu.

Saturday, May 19, 2007

Please God, don't ask for my input.

Josh: 68% think we give too much in foreign aid, and 59% think it should be cut.
Will: You like that stat.
Josh: I do.
Will: Why?
Josh: Because 9% think it's too high and shouldn't be cut. 9% of respondents could not fully get their arms around the question. There should be another box you can check for "I have utterly no idea what you're talking about. Please, God, don't ask for my input."


The West Wing, saison 4, épisode Guns not Butter.

66 % des Canadiens veulent une intervention canadienne au Darfour. Les deux tiers. Et c'est répandu : le Québec est à 69 %, l'Alberta à 63 % (ça m'étonne fortement, d'ailleurs). 79 % des 18-34 ans réclament quelque chose, statistique qu'on renverra au prochain vieux con qui nous clamera que notre génération est amorphe et peu conscientisée.

Mais il y a un hic : 52 % des Canadiens croient que l'on devrait envoyer des troupes au sein d'une force onusienne de maintien de la paix. 52 %. Ça fait 14 % des répondants qui croient que l'on doit intervenir, mais ne pas envoyer de soldats.

J'imagine que ce 14 % croit que si on envoie un fax au Soudan "S'il vous plaît, arrêtez, merci, la population canadienne", ils vont comprendre et arrêter.

Simplicité volontaire

J'suis peut-être trop cynique, ou juste trop réaliste. Discussion entre l'auteur de ces lignes et son boss, entre deux makis aux crevettes :

BOSS- Moi j'suis contre la religion. Y a deux choses qui ont créé toutes les guerres selon moi : la religion, ert l'argent. J'abolirais les deux.
BLOGUEUR -Hum... OK pour la religion, mais l'argent, aussi imparfait puisse-t-il être (NDLR : OK, je l'ai sans doute moins bien formulé que ça quand c'est arrivé), est pas mal le meilleur système qu'on peut utiliser quand t'arrives dans une société complexe.
BOSS- Tu veux dire ?
BLOGUEUR- Ben, si t'as pas d'argent, t'as du troc. T'échanges combien de makis pour une chemise ? Le scénariste de films, il échange quoi pour avoir du fromage ? T'échanges combien de vache pour une session d'université ?
BOSS- Si y avait pas d'argent, on aurait pas besoin de tout ça. On pratiquerait l'auto-suffisance.

Il est à mentionner que mon boss a un char avec des mags et système de son dispendieux. Pas moi. J'ai un vélo à dix dollars. Il a un équipement de hockey dernier cri, pas moi. Il court les cinq à sept pour payer des drinks aux jolies demoiselles, pas moi. OK, pu moi. Il désire se payer l'an prochain un voyage dans le sud, semaine tout inclus, pas moi. Il a une casquette et des jeans de marque, pas moi. Bref, il transpire la simplicité volontaire.

J'suis peut-être trop cynique, ou juste trop réaliste.

Tuesday, May 15, 2007

En mémoire de Jerry Falwell...

...leader principal de la droite religieuse américaine, voici un petit best of, gracieuseté de wiki et du NY Times.

-In 1965 Reverend Falwell gave a sermon at his Thomas Road Baptist Church criticizing Martin Luther King and the Civil Rights Movement, which he sometimes referred to as the Civil Wrongs Movement.

-Jerry Falwell wrote in America Can Be Saved that "I hope I live to see the day when, as in the early days of our country, we won't have any public schools. The churches will have taken them over again and Christians will be running them."

-In the 1980s Jerry Falwell was critical of sanctions against the Apartheid regime of South Africa. He stated that while he was opposed to Apartheid, he feared that sanctions would result in a worse situation, with either a more oppressive white minority government or a Soviet-backed revolution. He drew the ire of many when he called Nobel Peace Prize winner and Anglican Archbishop Desmond Tutu a phony "as far as representing the black people of South Africa."

-In 1994, Falwell released the straight-to-video documentary "The Clinton Chronicles: An Investigation into the Alleged Criminal Activities of Bill Clinton." The video connected Bill Clinton to a conspiracy theory involving Vincent Foster, James McDougall, Ron Brown, and an alleged cocaine-smuggling operation.

-In February 1999, an article in Falwell's National Liberty Journal suggested that a Teletubbies character, Tinky Winky, could be a hidden homosexual symbol, because the character was purple (which the article claimed was a color symbolic of homosexuality), had an inverted triangle on his head and carried a handbag.

-After the September 11, 2001 attacks, Falwell said on the 700 Club, "I really believe that the pagans, and the abortionists, and the feminists, and the gays and the lesbians who are actively trying to make that an alternative lifestyle, the ACLU, People For the American Way, all of them who have tried to secularize America. I point the finger in their face and say 'you helped this happen.'" (a sentiment with which Pat Robertson concurred).

-As for homosexuality, Falwell remarked, "AIDS is the wrath of a just God against homosexuals."

-Falwell has also said, "Labor unions should study and read the Bible instead of asking for more money. When people get right with God, they are better workers."


Plus que ses vues controversées, il a, plus que quiconque, teinté l'Agenda américain de conservatisme religieux, créant la Moral Majority, influençant terriblement Reagan, Bush et Bush, créant ce lien malfaisant entre républicains et évangélistes qui encore aujourd'hui empoisonne la société américaine.

Je suis athée jusqu'au bout des ongles; mais aujourd'hui, j'aimerais pouvoir croire un peu en Dieu, histoire de savoir que Falwell brûlera en enfer jusqu'à la fin des temps.

Amen.

Sunday, May 13, 2007

Duceppis finalement, non.

La campagne de Gilles Duceppe à la chefferie a duré vingt-quatre heures. Vingt-quatre heures. Comme dans "Geez, j'sais que j'ai dit que j'allais le faire, mais là, les sondages me donnent perdant, et j'irai certainement pas créer un débat dans le mouvement souverainiste et ensuite occuper potentiellement un ministère important quand je peux rester ici et être le cheuf." Comme dans "Ouan, je croyais vraiment dans le PQ, tellement que si vous ne m'élisez pas chef, nan, oubliez ça". Si j'étais militant bloquiste, je serais triste un peu de voir que mon chef est là par pis aller seulement.

Et pis, en vingt-quatre heures, tout ce qu'il a fait, c'est parler au téléphone. Tsé! À guise de comparaison, un individu moyen, prenons en un au hasard, disons Jack Bauer, peut, en vingt-quatre heures, sauver un candidat présidentiel d'un assassinat et libérer sa famille de dangereux terroristes. Tsé, Gilles souffre un peu de la comparaison...

J'aime pas Gilles Duceppe, l'ai-je déjà mentionné ?

Friday, May 11, 2007

C'est où vous êtes, pas ce que vous faites

Avez-vous déjà réalisé que la grandeur de vos accomplissements est incroyablement dépendante de votre situation géographique ?

Mettons, mettons que Terry Fox était né en Martinique. Il aurait fini son marathon en deux jours, une seule s'il partait de l'autre sens. C'est une fin de semaine de marche, dans le fond. C'est un peu moisn excitant, et je doute fortement qu'il serait aujourd'hui le deuxième plus grand martiniquien de tous les temps.

C'est tout.

Tuesday, May 08, 2007

Bonsoir il est parti!

Hélène a dit...
Moi je dis le ... 11 mai


Félicitations donc à Hélène, qui emporte la première compilation Christophersky, pour avoir prédit à trois jours près la date de départ d'André "Personne m'aime ? Faisons-nous encore plus d'ennemis!" Boisclair. La seule condition sera de me révéler quelle Hélène est-elle...

(EDIT : Apparemment, le Québec est maintenant en Europe selon le NY Times :

Ça m'apprendra à les défendre.)

Et non, je ne commente pas tout de suite le départ du Dré. Ce serait comme commenter le fait que cette année, l'automne va arriver après le printemps.

Mais, juste en passant : je pratique à nouveau mon imitation de Joseph Facal. Juste au cas...

Monday, May 07, 2007

Que le meilleur...

...retourne chez lui se faire un sandwich au lieu de perdre son temps dans un jeu con.

Non mais, je pensais que c'était impossible de descendre plus bas que le Cercle en terme de facilité de jeu questionnaire, mais là, bout d'viarge, la nouvelle version de Que le meilleur gagne, c't'une joke! J'aurais peut-être dû m'y attendre avec le choix de l'animateur (Qui est l'imbécile qui s'Est dit : "Wow! Un jeu demandant un certain niveau intellectuel, c'Est parfait pour Alain Dumas!"), mais à ce point là!

Ils ont fait jouer un extrait du Canadien, avec le commentateur disant "passe à DiPietro, et le but!", puis ont demandé qui avait fait le but. Ils ont fait chanté Marie-ève Janvier, puis ont demandé une question d'une simplicité idiote sur ses paroles. Ils ont demandé le deuxième nom de l'oiseau-mouche. Et le tout, avec quatre choix de réponses, dont au moins une ou deux niaiseries par question!

Bâtisse, je m'ennuie de Tous pour un, avec un crinqué malade qui répondait aux questions les plus obscures sur les sujets les plus pointus ("Quel album d'astérix débute par un coq qui chante?"). J'ai le goût d'écouter un jeu questionnaire pour être flabbergasté par l'étendue de la connaissance de certains individus, pas pour sentir que n'importe quel moron peut gagner 5000 $ s'il se souvient du gars qui chantait dans Don Juan.

Ok, fin de la montée de lait. Et pour se consoler, voici pire :

Sunday, May 06, 2007

Hors contexte

Cyberpresse, article sur le toujours très pertinent (insérez ici un roulement de drum!) Justin Trudeau. Gros titre : Justin Trudeau désavoue le bilinguisme.

"Viarge!" de me dire, "mais pourquoi rabroue-t-il ainsi le fait de connaître plus D'une langue, connaissance ô combien pratique!"

Alors, je lis.

Et la citation exacte, c'est :

«Non, je ne suis pas en faveur du bilinguisme», a-t-il répondu, avant de faire une longue pause et d'ajouter : «Je suis pour le trilinguisme et le quadrilinguisme C'est de plus en plus vers cette réalité que nous nous dirigeons.»

Ou, comment faire dire à quelqu'un le contraire exact de ce qu'il disait, en un gros titre.

Tuesday, May 01, 2007

Courrier des lecteurs : NY Times

Au fait, à quand remonte le dernier article du NY Times portant sur les droits humains en Birmanie, en Arabie Saoudite, en Somalie, en Syrie, au Zimbabwe, en Érythrée, au Soudan, au Laos, en Libye, en Guinée Équatoriale..?


Dossiers par pays, du NY Times.

Le Myanmar (Birmanie). Janvier/décembre dernier, avec plus d'articles l'été dernier sur des dissidents arrêtés sommairement.

L'Arabie Saoudite. Article sur les réformes démocratiques aux vidanges, jeudi dernier.

Somalie. Articles presque tous les jours depuis des mois sur le conflit qui y fait rage, incluant, oui, certaines critiques du gouvernement, quoique celui-ci, en place depuis trois mois et demi seulement, n'est pas celui critiqué par le rapport mentionnée.

Syrie. Article sur les arrestations de militants anti-gouvernementaux, paru mercredi dernier.

Zimbabwe. Quelques articles sur les roits humains début avril, incluant un éditorial sur la nécessité de cesser d'appuyer le président Mugabe.

Érythrée. Ça y en a moins, j'avoue; mais une brève recherche des articles sur le Darfour permet d'y trouver des tonnes de mentions du rôle néfaste du gouvernement érythréien (?!?) sur la région.

Soudan. Les articles sur les atrocités commises, principalement au Darfour, ne manquent pas, les dernières datant d'il y a deux semaines.

Laos. Ici, j'avoue, pas grand chose.

Lybie. Plusieurs articles sur le manque de réformes démocratiques ou sociales, les derniers datant du début mars.

Guinée équatoriale. Pas grand chose, encore.

Donc, de un, même si l'Iran est traitée plus en profondeur que les autres pays, en raison, oui, de son statut de "pays voyou", mais aussi de son influence géopolitique pas mal plus important que celle du Laos ou du Zimbabwe, ça n'empêche pas le fait que ces plus petits pays aux droit bafoués sont, pour la plupart, eux aussi traités. La couverture n'est pas parfaite, mais elle n'est pas horrible non plus.

De deux, c'est moi l'instrument du gouvernement américain qui ne ramène ici qu les trucs d'Iran, hihi.

Citer le NY Times sur des actualités de l'Iran...


C'est pas parfait, certes. C'est biaisé, parfois. Ils ont fait des gaffes par le passé. Mais jusque ici, je ne connais aucun autre journal qui ont reconnu aussi ovuertement leurs erreurs passées, telle la couverture de la guerre en Irak, ni aucun journal qui s'est doté d'un ombudsman, sorte de superviseur indépendant de la qualité générale (et le leur s'ouvre assez souvent la gueule).

Bref, il est loin d'être parfait, mais poru le consulter quotidiennement et en complément deplusieurs autres journaux, il est loin d'être aussi biaisé que Fox ou même CNN peuvent l'être.

Monday, April 23, 2007

Mathématique électorale, version politique étrangère.

Excitant rare comme titre, hein ?

Petite minute, avant de commenter plus en profondeur les résultats électoraux français, pour souligner que c'est vraisemblablement la dernière élection présidentielle de Jean-Marie LePen. Oui oui. Je me sens comme si un docteur m'annonçait que mon cancer était guéri. Joie! Et tiens, tant qu'à y être, gâtez-vous, mes snorros. Clap clap!

Bon, maintenant que le moment de réjouissance est passé, l'inquiétude. "Aaaaah!" que tout le monde il semble se dire, hein. "Sarkozy il est premier, meilleur résultat de la droite depuis des lustres, on va tous mourir!". Reprenez votre souffle, les amis, et on va analyser ça lentement, mais sûrement.

Meilleur résultat de la droite depuis longtemps ? J'espère. Prenez trente secondes, vérifiez les résultats des premiers tours des élections passés. Nan, pas 2002, qui était une exception, les autres. En 1995, le centre-droit a présenté et Balladur, et Chirac. Score combiné, 38 %. En 1988, et Chirac, et Raymond Barre. Score combiné, 35 %. En 1981, et Giscard D'Estaing, et Chirac (encore!). Score combiné, 43 %. En 1974, et Giscard d'Estaing, et Chaban Delmas. Score combiné, 47 %. Si Sarkozy obtient les meilleurs résultats de premier tour du centre-droit, ce n'est pas parce qu'il est si populaire, c'est parce qu'il est le seul candidat de centre-droit, et que la France possède la droite la plus idiote au monde, ne cessant de se diviser au premier tour.

Et puisqu'on est dans l'histoire... Juste mentionner que Ségolène Royal a obtenu le meilleur score socialiste de premier tour depuis 1988. De loin. Et le deuxième meilleur depuis '74. Et le meilleure score de toute la quatrième république pour un candidat socialiste n'étant pas nommé François Miterrand. Ah, et en 1974, en 1981 et en 1995, le président gagnant avait terminé deuxième au premier tour.

Sarko a 31 %, Ségolène, 26 % (il est à noter que je n'ai que les chiffres des "exit polls", et que j'arrondis). Du coté de l'extrême-droite, LePen (Front National) a 10,5 %, Philippe deVilliers (MPF), 2 %, et Frédéric Nilhous (Chasse, Pêche, Nature et Tradition - non, ce n'est pas une blague), 1 %, pour un total de 13,5 %. Du coté de l'extrême gauche, Olivier Besancenot (Communiste révolutionnaire), 4 %, Marie-George Buffet(parti communiste), 2 %, Dominique Voynet (Verts), 1,5%, Arlette Laguiller (Lutte ouvrière) 1 %, et José Bové, 1 %, pour un total de 9,5 %.

Donc, supposons que personne ne s'abstient, que l'extrême-droite vote pour la droite, et l'extrême-gauche pour la gauche, on arrive à 44,5 % pour Sarko, et 35,5 % pour Ségolène (Ces suppositions sont bidons et j'en suis conscient, mais bon, hein, je ne suis qu'un petit blogueur minuscule sans moyens ou presque). En d'autres mots, Sarko est en avance, mais rien n'est joué. Toute la présidentielle se jouera sur deux questions :

I) Qui François Bayrou, candidat du centre, appuiera. Avec 18 %, il est le grand décideur de cette élection. Tout semble indiquer qu'il pourrait se ranger derrière Ségolène Royal, étant fortement en froid avec Sarkozy (rappelons-nous que Chirac avait été celui qui avait fait gagner le socialiste Miterrand, en 1981). Ce qui nous amène à la deuxième question :

II) Jusqu'à quel point les électeurs de Bayrou lui sont fidèles.

Et là-dessus, votre réponse est aussi valable que la mienne.

Thursday, April 19, 2007

Sur l'air de Babybel...

...la blague la plus inappropriée de l'histoire des primaires républicaines!



Je pense que ça se passe de commentaires.

...And Justice for All

OK. J'ignore si certains d'entre vous font partie du clan des "L'Iran est contre George Bush, George Bush est le mal, donc l'Iran est bon". Mais si oui, ou si certains de vos amis font partie de cette clique refusant de voir le caractère profondément arriéré de l'état iranien, quelques extraits d'un article du NY Times.

TEHRAN, April 18 — The Iranian Supreme Court has overturned the murder convictions of six members of a prestigious state militia who killed five people they considered “morally corrupt.” The reversal, in an infamous five-year-old case from Kerman, in central Iran, has produced anger and controversy, with lawyers calling it corrupt and newspapers giving it prominence. (...)
According to the Supreme Court’s earlier decision, the killers, who are members of the Basiji Force, volunteer vigilantes favored by the country’s supreme leader, Ayatollah Ali Khamenei, and President Mahmoud Ahmadinejad, considered their victims morally corrupt and, according to Islamic teachings and Iran’s Islamic penal code, their blood could therefore be shed.


Le code pénal t'accorde le droit d'assassiner quelqu'un, s'il est moralement décadent. Je cherche encore la définition de moralement décadent, mais je suis pas mal sur que j'y suis inclus.

The last victims, for example, were a young couple engaged to be married who the killers claimed were walking together in public.


Ben là sacrifice! Marcher ensemble en public là, ils l'ont cherché!

This is true even if the killer identified the victim mistakenly as corrupt. In that case, the law requires “blood money” to be paid to the family. Every year in Iran, a senior cleric determines the amount of blood money required in such cases. This year it is $40,000 if the victim is a Muslim man, and half that for a Muslim woman or a non-Muslim.


Quelqu'un est engagé pour déterminer le prix à payer si vous tuer un homme décadent, ou une femme. Et le deuxième vaut moitié moins cher.

Et ils s'enlignent pour la bombe, mesdames et messieurs.

Wednesday, April 18, 2007

Commentaires de cabinet

I) Nommer Yolande James à l'immigration et aux communautés culturelles, c'est un pari vachement osé. Une femme issue de l'immigration, bien intégrée, pour gérer les accomodements raisonnables, je ne peux qu'appuyer, en espérant que le pari porte fruit.

II) Parité des sexes, ya-hoo! Maintenant que cet objectif va être atteint, il va être extrêmement difficile pour le prochain gouvernement de reculer là-dessus. Beau gain, mesdemoiselles les féministes.

III) Pierre Paradis doit vraiment être obstiné pour continuer de siéger même s'il se fait snobber continuellement.

IV) Ce qui me fait le plus peur, c'est la concentration immense des pouvoirs entre quelques mains. Jérôme-Forget, finances ET conseil du trésor ? Courchesne, éducation ET famille ? C'est malsain un peu, ça. Surtout quand, à coté, BLais est ministre des aînés. Point. Et puis, Jérome-Forget avec encore plus de pouvoir, je pense que personne n'Avait vraiment demandé ça.

V) Que Julie Boulet, David Whissel et Sam Hamad remercie le ciel de la vague adéquiste. S'ils n'étaient pas seuls députés de leurs coins respectifs, ils seraient au back bench, bien loin, histoire de laisser la place à...

VI) Pierre Arcand, Guy Ouellet ¸Non mais, ça sert à quoi recruter à grands frais des candidats vedettes si c'est pour les laisser paître ensuite ?

VII) Nathalie Normandeau, vice première ministre. Surprise. Deux choses : de un, si elle a un peu d'ambition, elle est salemet heureuse aujourd'hui. De deux, voilà un argument de poids quand vos parents vous diront qu'un certificat en études africaines, ça mène nulle part.

VIII) Plus du tiers des députés libéraux sont anglophones ou allophones. Une seule ministre (Yolande James) n'est pas francophone. Attendez-vous à ce que les comtés du West Island grognent au cours des prochains mois.

Tuesday, April 17, 2007

Je n'aime pas les lundis.



Hier, c'était lundi, le 16 avril. Lundi.

According to the college newspaper, The Collegiate Times, many of the deaths took place in a German class in Norris Hall. Ms. Sheehan added: “I saw bullets hit people’s bodies. There was blood everywhere. People in the class were passed out, I don’t know maybe from shock from the pain. But I was one of only four that made it out of that classroom. The rest were dead or injured.”


Trente-trois personnes. Trente-trois. Plus du double du "record" précédent.

Heavily armed local and state police officers swarmed onto campus. Video clips shown on local stations showed them with rifles at the ready as students ran or sought cover and a freakish snow swirled in heavy winds


Virginia imposes few restrictions on the purchase of handguns and no requirement for any kind of licensing or training. The state does limit handgun purchases to one per month to discourage bulk buying and resale, state officials said.

Once a person had passed the required background check, state law requires that law enforcement officers issue a concealed carry permit to anyone who applies. However, no regulations and no background checks are required for purchase of weapons at a Virginia gun show.

“Virginia’s gun laws are some of the weakest state laws in the country,” said Josh Horwitz, executive director of the Coalition to Stop Gun Violence. “And where there have been attempts to make some changes, a backdoor always opens to get around the changes, like the easy access at gun shows.”


Sur le site de la National Rifle Association :

Today is one of the most important days of the year for gun owners. The start of the NRA Annual Meetings is both a celebration of freedom and a rally for the Second Amendment, but it's also a show of force by gun owners to the enemies of freedom everywhere.
As tens of thousands of freedom-loving Americans descend on St. Louis, the anti-gunners are doing everything they can to chip away at your rights.


A student resident adviser at West Ambler Johnston Hall, Mr. Clark was apparently rushing over to investigate what was going on when he came upon the gunman, according to a student who lives on the fourth floor, where the first shootings took place.




More than any time in recent history, America's destiny is not of our own choosing. We did not seek nor did we provoke an assault on our freedom and our way of life. We did not expect nor did we invite a confrontation with evil. Yet the true measure of a people's strength is how they rise to master that moment when it does arive. 44 people were killed a couple of hours ago at Kennison State University. Three swimmers from the men's team were killed and two others are in critical condition. When, after having heard the explosion from their practice facility, they ran into the fire to help get people out. Ran into the fire. The streets of heaven are too crowded with angels tonight. They're our students and our teachers and our parents and our friends. The streets of heaven are too crowded with angels, but every time we think we have measured our capacity to meet a challenge, we look up and we're reminded that that capacity may well be limitless. this is a time for American heroes. We will do what is hard. We will achieve what is great. This is a time for American heroes and we reach for the stars. God bless their memory, God bless you and God bless the United State of America. Thank you.


The streets of heaven are too crowded with angels tonight.

Thursday, April 12, 2007

Entendu à Rimouski.

Hier, CPE en spectacles. Un big band s'apprête à embarquer, avec section de cuivres et tout. Filles derrière moi et Émilie :

-Ah j'hais ça c'te musique là.
-Mais eux autres y sont bons.
-J'aime pas ça pareil! J'trouve qu'ils volent la place à des vraies chanteuses.

Wednesday, April 11, 2007

Jew want more tea ?

TVA 18 heures, mercredi 11 avril, reportage de Paul Laroque sur l'hôpital juif de réhabilitation de Montréal. Une infirmière dit notamment que les accomodements raisonnables de l'établissement la mettait mal à l'aise, parce que, "il y a aussi des Québécois ici". C'est bon de se rappeler qu'on ne peut pas être juif et québécois, la chose est impossible.

Puis, ti-Paul y va d'une comparaison à peine voilée entre la cafétéria de l'Hôpital, et la ségrégation dans le sud des États-Unis.

D'un côté, un centre hospitalier fondé de façon privé par la communauté juive, intégré depuis au système de santé, qui respecte les règles kosher, mais maintient un tiers de sa cafétéria (non fermé, important de le savoir) pour les gens désirant avoir du fromage dans leur sandwich au bacon, o uautre truc du genre. Pas de section juifs/section pas juifs, c'est seulement la bouffe. Et pendant la pâques juive, ils sont un peu plus strict, voilant les machines distributrices, et demandant aux patients de bien vouloir s'abstenir de manger du porc pendant trois jours.

De l'autre, une société toute entière interdisant l'accès entier à des bâtiments ou à des sections d'autobus, d'établissements publics, sous prétexte de la couleur de peau.

Ça aurait du me sauter aux yeux avant. Noirs américains - Québécois pure laine, même combat.

Toujours les meilleures qui partent en premier.

"Let's face it. I don't sit at home and knit on Friday nights."

Elle appuya Preston Manning à la chefferie de l'Alliance Canadienne. Par principe.

Elle s'est présentée à la chefferie conservatrice, noyautant l'organisation québécoise, achetant des cartes de membres par milliers, refusant plusieurs débats, dénonçant le one member one vote. Elle y était par principe, non par soif du pouvoir.

Sans expérience politique, elle citait son expérience professionnelle, basée strictement sur ses talents. Sa vice-présidence d'une compagnie fondée par son père.

Élue député, elle traversa la chambre, et devint libérale, à deux jours d'un vote de confiance. Par principe, évidemment, et pas du tout parce qu'on lui avait offert un ministère.

Se faisant, elle laissa également derrière son copain de coeur, Peter MacKay, tout penaud avec son chien et son père. Une scène d'anthologie.

Dans l'opposition, elle organisa sa course à la chefferie, encore. Engageant à coups de milliers de dollars des employés, elle démissionna cependant, en affirmant que le parti devait absolument adopter le principe du one member one vote. Par principe, évidemment.

Questionné à savoir si sa démission avait à voir avec son piètre français, elle répondit, poétiquement : "mon français est mieux que vous le pense."

Puis, elle brisa le couple de Tie Domi, et se teint les cheveux bruns, histoire de faire sérieux.

Elle fut également mariée à une légende danoise de patinage de vitesse, fut nommée une des cent personnes les plus influentes de la planète par Time, et fit vivre moults rumeurs sur une possible liaison avec Bill Clinton.

Pleurons ensemble à chaudes larmes, une femme de principes, pas du tout alimentée par la soif du pouvoir ou la fortune de son père, celle qui fut surnommée "le Réal Caouette des MILFs", celle qui sut alimenter les blogues en contenu scabreux comme personne d'autre.

Messieurs dames, pleurons Belinda.

Mais pas trop longtemps, hein, juste au cas o`elle se présentait pour remplacer Gilles Duceppe. Qui sait...

Ce qui faut en politique,

Découvert sur le site de Fabrice Rivault, désirant être candidat libéral contre Gilles Duceppe :

C’est donc avec fierté et force de conviction que Fabrice promouvra la vision d’un Canada plus prospère, plus juste et plus vert de l’honorable Stéphane Dion, et opposera ce projet de société tout aussi progressiste que concret à l’inertie du Bloc Québécois et à l’idéalisme de son chef, Gilles Duceppe


Clairement, dans un monde de plus en plus cynique, où le citoyen se sent déconnecté de la classe politique, nous avons besoin de plus de candidats comme Rivault, prêts à se lever contre cet affront à la démocratie qu'est l'idéalisme! J'imagine déjà la pub.

Gilles Duceppe a des idéaux.
Et il les suit.
Voulez-vous vraiment qu'un individu suivant ses idéaux vous représente ?
Pour un gouvernement sans idéal, votez parti Libéral.


J'appréhende un succès monstre.

Friday, April 06, 2007

Le caméléon qui prend la couleur de nos émotions

NY Times :

Jean-Marie Le Pen, the far-right candidate for president of France, ventured into what might be expected to be hostile terrain today, making a surprise visit to a troubled multiethnic suburb of Paris. Trailed by scores of journalists, Mr. Le Pen, the 78-year-old leader of the National Front, stopped for 40 minutes at a concourse in the town, Argenteuil, and told a thin crowd of passersby that they are not outsiders, but part of the French nation. “You are the branches of the tree that is France,” said Mr. Le Pen. “You are full-fledged Frenchmen.” (...) Mr. Le Pen, who is running in his fifth presidential race, this time has tried to shed his image as an anti-immigrant, anti-Europe racist, in hopes of luring right-wing voters from the Sarkozy camp. To that end, he is portraying himself as a conciliatory figure and the true protector of all French citizens, regardless of their race or ethnic origin.








Non mais, y a des limites à prendre le monde pour des valises aussi.

Wednesday, April 04, 2007

La politique, c'pas une raison pour se faire mal!

En vrac.

I) Keith Richards a sniffé son père. Comme dans, "euh, j'ai dilué les cendres de mon père dans de la coke, et j'ai sniffé le mélange". Erreur de jeunesse, vous direz vous. Sauf que c'est arrivé en 2002. Quand Richards avait cinquante-neuf ans. Je suis définitivement quelqu'un de très, très plate.

II) Hugo Chavez, héros des gauchistes simplistes, et ennemi de Stephen (Let's start Hands On Venezuela!), a trouvé le moyen de se mettre une bonne partie de sa base à dos. Il a banni l'alcool pendant la semaine la plus fêtarde de l'année. Parce que, et je cite, "Life is worth more than capitalist interests". Je suis définitivement un sale porc à la solde grandes entreprises, donc.

III) Pour une histoire étrange de lancer de couteaux se transformant en meurtre, racontée par un couple tout droit sorti d'un mauvais sketch de RBO, endurez Denis Lévesque ici (cliquez sur Nadia Lafontaine). Il y a même un "Maudit meurtrier sale!" qui vous rappellera, si vous êtes assez chanceux pour l'avoir connu, le légendaire "maudit mari poche" de Sébas. Je suis définitivement pas si inarticulé. EDIT : le lien est réparé.

IV) Pendant que les médias québécois buzzent sur Franco Fiori (qui est vraiment épais...), il est bon de se rappeler à quel point Alan Abel est un génie. Une campagne pour habiller les animaux ? Le topless string quartet ? Female For Felons ? J'suis définitivement peu imaginatif.

Monday, April 02, 2007

Gens de peu de foi.

Avant de poser des questions stupides genre, "est-il ironique!" ou de blaster mes choix, regarder à quelle date j'ai écrit le message d'hier.

Le premier avril.

Comme dans "C't'une joke! J'hais encore Mario Dumont!"

Quand même. J'ai mes limites...

Sunday, April 01, 2007

Le mystère Québec

J'suis à Québec. Je suis venu voir mon frère, ainsi que François Cyr (scoop - il n'est pas mort!) et, surtout, comprendre le mystère Québec. Et vous savez quoi ? Y a pas vraiment de mystère Québec. C'est du mystère tout le reste dont on devrait parler.

J'ai vargé sur Mario Dumont au cours des dernières semaines, mais les gars de Québec me l'ont fait comprendre - qui d'autre parle des vraies affaires han ? Qui d'autre ? Juste lui qui parle de famille. De justice. De justice pour la famille. Juste lui! C'est ben normal de voter pour le gars qui nous ressemble, non ?

Y a des jeunes enfants lui, contrairement à d'autres... Tsé, les juifs à Mont-Royal, ils votent pour des députés juifs. Pourquoi moi j'irais élire un premier minsitre gai, quand j'suis même pas gai ?

Et c'est le seul qui comprend c'est quoi la liberté. Boisclair pi Charest, ils sont des fascistes, ils sont pour fermer des stations de radio. Fermer des médias! C'est quoi la prochaine étape, mttre sa face en posters géants partout ? Je l'ai lu 1984, mais jamais avant de jaser avec le monde de Québec j'avais réalisé qu'on était aussi proches de vivre dedans!

Donc c'est ça... Conformément à vos désirs, mon opinion s'est grandement modéré, et je comprends que loin de surfer sur une vague xénophobe, Mario nous a,dans le fond, défendu, il s'est battu poru défendre qui on est, nous, les Québécois.

Et ça, c'est plus noble que tous les Amir Khadir de la terre.

Tuesday, March 27, 2007

Lendemains qui déchantent

Je vais parler d'élections toute la semaine; au cours des prochains jours, je vais tenter de faire une liste de dix députés disparus, et de dix nouveaux-venus à surveiller. Je promets de recommencer à être intéressant ensuite, ou du moins d'essayer.

***

Mes parents ont voté ADQ. Sans farces. J'essaie de comprendre pourquoi. Jusque ici, la meilleure option, c'est que la discussion suivante a eu lieu :

MÈRE - Tu sais Jerry, je pensais à l'instant même à quel point j'aurais aimé payer poru les traitements hospitaliers de Christopher, quand il était enfant.
PÈRE - Moi aussi! Et ses frais de scolarité, il pourrait franchement payer plus! Et puis tant qu'à y être, je n'ai jamais vraiment désiré de sécurité d'emploi en tant que prof!
MÈRE - En plus, on serait tu bien, pas d'immigrants!

***

S'il y a un seul point positif que je peux tirer de l'élection, c'est que l'électorat a refusé de sauter de nouveau dans une chicane de constitution. Si on peut débattre d'économie ou d'éducation au lieu de faire de chaque campagne une élection référendaire, ça ne peut qu'être bon à long terme.

***

On parle de la perte de crédibilité de Boisclair et de Charest, moi je vous jase de celle Luke Mervil. Après avoir animé la fête du Canada à Ottawa, il est devenu poster-boy des néo-québécois souverainistes, histoire de s'attirer l'attention médiatique que sa musique n'attirait pas (Quiz! Nommer une chanson de Luke Mervill. Oh! Tout le monde a perdu!). Puis, il a appuyé Boisclair à la chefferie du Parti Québécois, avant de le qualifier de clown et de faire campagne pour Québec Solidaire. Mes sources me disent qu'après-demain, il annoncera son adhésion au Front National.

***

Vote de protestation hein ?
"Pis toé t’es dépité pis t’es piteux
Pis tu voudrais des députés pas putes et réputés
Mais c’est pas tant les vieux partis pourris
Que ta pathétique apathie
Pis ton hypothétique et petit appétit
Qui aplatit ta patrie pis ton pays"

On ne parle du même pays, mais je ne saurais dire mieux.

***

Concours! Dans les commentaires, écrivez la date à laquelle Boisclair annonce qu'il quitte la chefferie du PQ. La personne la plus près gagnera la première compilation Christophersky, avec plein de musique chouette!

Monday, March 26, 2007

Dents blanches et carnassiers

En résumé : ça va être le chaos total.

Si vous êtes de Québec Solidaire, vous pleurez à chaudes larmes. Avec un chef péquiste pas du tout à gauche, vous n'avez même pas 4 %. Vous terminez, malgré des candidats connus, derrière les Verts et leurs équipes de sympathiques étudiants en sciences humaines. Même si le système européen était appliqué ici, vous n'auriez aucun siège, parce que le minimum, c'est 5 %. Francoise David s'est fait péter la gueule dans Gouin. Vous allez sans doute passer les quatre prochaines années à débattre à savoir "Sommes-nous trop à gauche, pas assez à gauche ?" en brassant votre café avec un linguine. Et Khadir a pris votre seul temps en direct de l'année pour lire de la poésie. Bonnes chicanes internes. Yee-pee.

Si vous êtes du PQ, vous vous mouchez dans un fleurdelysé de seconde main. Vous aviez le gouvernement le plus impopulaire de l'histoire, et une victoire assurée, vous l'avez transformé en la pire élection de votre histoire. La pire, vraiment. Vous vous consolez en énumérant les nouveaux députés géniaux que vous avez gagné, Alexis Wawanoloath en tête. Mais il reste que vous vous êtes plantés royalement. Et que votre chef est apparemment plus con que Paul Martin, qui, lui, avait compris que s'accrocher inutilement c'est stupide. Bonne chefferie. Et yee-pee.

Si vous êtes du PLQ, vous êtes déshydratés d'avoir trop pleuré. Non mais! Vous pensiez surfer sur la haine envers Boisclair, sur les chèques de Stephen. Mais non! Vous vous êtes laborieusement effondrés, votre chef perdant presque son siège. Et le pire est à venir : gouverner avec aucune marge de manoeuvre. Former un cabinet avec presqu'aucun député francophone. Et tenter de gagner du terrain ainsi. Ah, et vous aussi, c'est votre pire élection depuis... hum... 1976 ? Bâtard! Bonne chefferie, ou bonne chute aux enfers. Et yee-pee.

Si vous avez voté ADQ, vous souriez peut-être, mais qu'est-ce que vous faîtes sur ce blogue, bâtisse ? Enweye, déguédine! Et avant de partir : je vais vous attendre au tournant. Si mon pack-sack doit rester au garde-robe, sachez que chaque minute de mon existence en sera une que vous regretterez.

D'ici là, Un jour en France jouera haut et fort ici, chaque jour.

On devra encore imprimer le rêve de l'égalité
On n'devra jamais supprimer celui de la fraternité
Restent des pointillés...

Friday, March 23, 2007

L'aimant à cons, c'est moi!

Hier, manifestation à Montréal contre le dégel des frais de scolarité, avec le cégep de Rimouski(parce que l'UQAR, vous savez, ces grands militants tellementsupérieurs aux cégépiens, ils ont lancé la serviette), ce qui signifie six heures aller en autobus, marcher une heure, six heures retour en autobus. Yakkidi-yay, donc.

Pierre-Luc, un sympathique jeune huluberlu, me propose une idée géniale : faire la marche nu torse, en criant "On gèle - Non au dégel!". Vous connaissez mon exibitionnisme - j'ai dit oui immédiatement, et que la pneumonie frappe, il faut souffrir pour être juste!

Cette initiative nous a valu de nombreuses photos, de l'attention de certaines demoiselles, et, dans mon cas, une entrevue à TQS. Que je n'ai su trouvé sur le web, mais que je vous retranscris ici, prenant Arianne et Pierre-Luc comme témoins de la véridicité de ces propos.

Journaliste con - Mais là, les gars, vous allez pogné la grippe!
Pierre-Luc - (Réponse inaudible par moi, trop de tam-tams).
Christopher - Sous-estime jamais un corps de Rimouski, on est faite toughs!
Journaliste con, persuadé d'être tombé sur un moron en bédaine - ouais mais là, le dégel, c'est 50 $ par session, c'est le coût de la vie, dépenses tu ça en bars, cinquante piastres par session ?
Christopher, pensant pour je ne sais trop quelle raison aux barres de chocolat- En barres?
Journaliste- En bars, en discothèques, en boisson!
Christopher, mentant sans scrupules - Ben moi non, mais je sais qu'il y en a qui le font, sauf que c'est pas 50 $ par session, c'Est 50 $ par session à toutes les sessions pendant cinq ans, ça veut dire 1000 $ de plus par année, du 50 % d'augmentation - je pense que même vous vous pouvez admettre que 50 %, c'est de loin supérieur au coût de la vie.

Ça a continué pendant cinq minutes comme ça, lui essyant de me planter, moi essayant d'être crédible sans chandails, sur les hautes.

Depuis, je rêve que Mongrain se soit crinqué contre moi, du genre "(Remontant ses manches de chemise) C'est ça... En bédaine... Ça veut la gratuité pi ça se met tout nu! C,t'un beau modèle pour la jeunesse ça han... Bravo... (Applaudissements sarcastiques) Bravo...Pi nos petits vieux, pleins de pisse dans les hôpitaux ?".

Wednesday, March 21, 2007

Anecdote fédérale(ish...)

Je suis à mon quartier général, aka la Brûlerie. Qui ne rentre pas, histoire d'aller prendre un café, avec deux bénévoles ? La candidate libérale de Rimouski, Hélène Ménard. En bonne candidate, elle fait le tour en serrant la main de tous, et arrie à moi : me regardant, elle voit un type d'une vingtaine d'années avec un pull de laine gris et lisant Le Devoir. Elle rebrousse chemin avant même d'essayer, sachant que c'est peine perdue. Je ris.

Puis, je ais, avant de quitter, la saluer (et lui dire que je ne vote pas pour elle. J'suis de même moi, vous le savez.). La discussion suivante a lieu :

-Je ne voterai pas pour vous, mais ayant déjà fait une campagne fédéraliste à Rimouski, je sais comment c'est dur, donc, hats off.
-T'as fait une campagne fédéraliste ici ?
-Ouais.
-Le Bloc ?

Je tiens juste à vous rappeler qu'elle a travaillé en politique toute sa vie.

Tuesday, March 20, 2007

Pour un Québec blanc, francophone, catholique, hétérosexuel et aimant la viande!

Je bosse, un peu trop, dans une épicerie, à rouler des sushis et à accomplir les milles autres tâches connexes. Avec mon nouveau statut de membre de la classe ouvrière viennent de nombreux avantages, par exemple, me sentir perpétuellement dans une toune de Springsteen ou Mellencamp, du genre "Workin' for minimum wages/Hey baby, ain't seen you in ages", mais également d'innombrables inconvénients. Dont celui de posséder le Journal de Québec durant mes pauses. Misère.

Hier, lundi, le gros titre était "Des cabanes à sucre ACCOMODANTES". Parce que, scandale!, un groupe de musulmans a averti d'avance une cabane à sucre, qui a, ô hérésie, fait des plats sans lard à part, pour eux. Et que dans une autre cabane, un groupe ayant réservé on utilisé la salle de danse pendant dix minutes pour prier, mettant en criss un illustre chanteur country dont le nom m'échappe. La présidente de l'association des restaurateurs de cabanes à sucre, qui serait clairement plus crédible si elle représentait quelqu'un d'autre que des restaurateurs de cabanes à sucre, s'est offusquée. Et Richard Martineau, éternel colon, a déclaré que les musulmans n'ont aucune bonne raison d'aller dans une cabane à sucre, "sauf pour provoquer". Apparemment, la tire, t'aimes ça juste si t'aimes le pape, tsé. Le tout fut commenté par deux dames du GP, crinqués contre "les ethnies qui débarquent ici et veulent qu'on change tout" (parce qu'au GP de Rimouski, vous savez, les immigrants ont VRAIMENT du pouvoir), sur le fait que "si on va là-bas, c'est à nous de s'adapter, pas à eux" (apparemment, la norme pour la tolérance, c'est le plus bas dénominateur commun), et, mon petit préféré, "j'suis pas raciste, mais j'suis à veille de le devenir". Parce qu'être raciste, c'est comme être végétarien : c'est pas vraiment que tu méprises les autres, c'est plus qu'un matin tu te lèves, et tu te dis "ah ben tiens, j'pourrais être raciste".

Ethnocentrisme con, quand tu nous tiens.

Wednesday, March 14, 2007

Le discours que vous n'avez pas entendu mardi.

Québécois et Québécoises,

Ce soir, j'aimerais pouvoir vous dire que vous assisterez à un moment historique, à un véritable débat politique, d'où vous ressortirez grandis, mieux informés, et surtout, plus aptes à faire un choix éclairé le 26 mars prochain. Malheureusement, ce ne sera sans doute pas le cas. Si le passé doit être garant du présent, vous savez la vérité aussi bien que moi : nous occulterons les vraies questions, malheureusement. Vous verrez une joute oratoire de premier niveau, certes; vous entendrez également durant des jours des experts en tout genre débattre la couleur de ma cravate ou la blancheur de mes dents. Quelques idées intéressantes fuseront également, d'un coté ou de l'autre; mais chacun de nous sera trop partisan pour le reconnaître. Vous méritez mieux que ces petites politicailleries de bas étage, et ce soir, je ferai de mon mieux pour vous en donner plus.

En santé, un gouvernement Young évitera l'approche facile du "signons de plus gros chèques encore et toujours", et tentera d'intégrer le réseau le mieux possible; trop souvent, un enfant doit rester à Sainte-Justine, où il coûte plus de mille dollars par jour, car son CLSC local ne bénéficie pas des 200 $ par jour nécessaire pour engager un aide-infirmier. Un gouvernement Young tiendra également tête au collège des médecins, et approuvera de plus grands pouvoirs aux infirmières; celles-ci peuvent faire infiniment plus qu'elles font présentement, et c'est notre devoir d'utiliser optimalement leurs compétences.

En éducation, nous lutterons contre le décrochage en assurant une école ouverte et malléable, une école où les activités parascolaires ne sont pas que tolérées mais fortement encouragées, une école qui récompensera les professeurs faisant preuve d'initiative au lieu de les casser dans un moule bureaucratique. Et soyons clairs : l'élection d'un gouvernement Young sonnera le glas des bureaucrates n'ayant jamais enseigné mais définissant nos objectifs. Ce sont les enseignantes et les enseignants du Québec qui doivent détenir, et qui détiendront, ce pouvoir.

En environnement, nous refuserons tout compromis ridicule à la "marché du carbone", qui équivaut à payer quelqu'un d'autre pour perdre du poids à notre place au lieu de suivre un régime. Nous diminuerons réellement nos émissions polluantes, et pas seulement dans un livre comptable. Des emplois seront-ils perdus ? Sans doute. Mais notre gouvernement accordera toujours plus d'importance à une vie qu'à cent emplois.

Et parlant d'emplois, ne soyons pas dupes : malgré toutes les promesses qu'un chef peut faire, les cordons principaux de l'économie seront hors de portée du premier minsitre du Québec, et non, nous ne pourrons stopper l'hémorragie d'emplois manufacturiers vers le Tiers-Monde. Mais nous pouvons nous assurer de prévenir au lieu de guérir, et d'aider les employés de secteurs à risque à se spécialiser sans attendre la fermeture d'usines, tous et chacun le désirant.

Mais la première action du gouvernement Young sera de relancer la phase 2 du projet de la Grande Baleine, pour augmenter substantiellement notre production hydroélectrique. Jumelée à une politique musclée de réduction de notre consommation énergétiques, ce seront des milliards de dollars d'électricité que nous pourrons exporter, à un coùt environnemental minime, afin de financer le Québec moderne.

Depuis des temps immémoriaux, politiciens et journalistes ont marché main dans la main dans ce sport qu'est le débat constitutionnel, comme si cette question était la principale épine dans notre pied collectif. Laissez-moi être clair : le Québec est, et sera toujours, une nation disctincte, et nosu devons défendre cette spécifité à chaque occasion. Mais aussi longtemps que notre système hospitalier craquera de partout, que notre taux de décrochage scolaire restera alarmant, aussi longtemps que des milliers de femmes seront battues par leurs conjoints, que de trop nombreux québécois issus de l'immigration seront parfois ostracisés, souvent insultés, tant et aussi longtemps que le Québec détiendra le record mondial du suicide chez les jeunes, et que des dizaines de milliers d'habitants des régions devront quitter leur terre natale non pas par choix mais par obligation, la rage au coeur, aussi longtemps que des populations entières devront retourner à l'école, ou pire, se rabattre sur l'aide étatique, après des dizaines d'années dans un secteur brusquement frappé par la concurrence internationale, aucune, je dis bien aucune minute de ce précieux deux heures ne devrait être dépensé en tergiversations sur l'accord de Calgary, la clause nobobstant, ou toute autre nouvelle bébelle constitutionnelle. Il y a énormément de choses que mon gouvernement tentera d'améliorer ou de régler avant de se lancer dans un débat de virgule ou de trait d'union.

Tiendrons-nous toutes nos promesses ? Sans doute pas. Il y a des chiffres, des facteurs dont nous ne sommes pas au courant, et nosu savons que vous pourrez comprendre qu'inévitablement, nous devrons reculer sur certains points, à la recherche du concensus le plus large possible. Mais une chose est certaine : nous ne cesserons d'essayer de remplir nos engagements, ou leurs objectifs finaux le cas échéant, et dans quatre ans, nous ne le cacherons pas, comme d'autres le font.

Bonne soirée, et j'espère autant que vous que l'on batte New York ce soir.

Thursday, March 08, 2007

Révisionnisme, quand tu nous tiens...

Robin Philpot, héros incontesté des souverainistes québécois crinqués (non, pas toi David), est un con. Vous vous souvenez sans doute de lui comme celui qui a écrit, avec le toujours révisionniste Normand Lester, le livre d'Option Canada, lancé en pleine campagne fédérale. Ce que je n'avais pas compris à l'époque, c'est pourquoi personne n'avait fouillé un peu le passé de Philpot.

Car avant de devenir posterboy des anglophones pour le oui, Philpot a écrit un livre qui niait le génocide rwandais. Rien de moins. Parce que pas seulement des Tutsis furent tués. Ce qui revient à dire que les Juifs ne furent pas vraiment victimes d'un Génocide durant la deuxième guerre mondiale, étant donné que les Gypsies aussi étaient assassinés. Pire : il a dédié son livre à Juvenal Habyarimana, ancien président rwandais, celui-là même qui a créé les milices hutus qui allaient faire couler le sang durant le génocide. Comme ça.

Et bien, ce trou de cul de première classe est apparemment candidat péquiste dans St-Henri-Ste-Anne, et cette fois-ci, il ne s'en tirera pas. Son passé est ramené à l'avant par l'association rwandaise de Montréal; le chef du PQ n'a toujours pas réagi. J'ai une suggestion d'une déclaration de réaction.

"Robin Philpot est un trou de cul de première, un enfoiré, un idiot incroyable. Il s'est faufilé à travers les mailles du système, mais vous pouvez être persuadés qu'il ne recevra pas une seule once d'aide supplémentaire de notre parti durant cette élection".

Si seulement la vie était comme ça.

(EDIT : Au moment de visionner ce texte pour la première fois, la publicité qui apparaît à droite en est une... du Parti Québécois. Si vous vouliez leur voler quelques dollars qui iraient peut-être à Philpot autrement, vous savez ce qu'Il vous reste à faire.)

Wednesday, March 07, 2007

For the times, they are a-changin'

CBC :

British MPs voted on Wednesday to radically reform the House of Lords, demanding that all members be elected, instead of appointed.

MPs voted 337-224 in favour of the change. It calls for the end of the centuries-old practice of having unelected dukes, earls and other elites in the House of Lords, an upper chamber that has the power to revise and delay laws proposed by MPs in the House of Commons
(...)
The bill must clear several hurdles, including another vote in the House of Commons and scrutiny by the Lords themselves, before becoming law. It potentially could make Britain's House of Lords similar to the U.S. Senate, and upper chambers in Brazil, Japan and Australia.

"[The House of Commons] has taken the momentous step to reform the upper house and make it fit for a modern democracy," said Menzies Campbell, leader of the opposition Liberal Democrats.



Sincèrement, si même le Royaume-Uni refuse la tradition pour s'adapter au dix-huitième siècle (en retard, mais tout de même), je pense qu'on devrait sérieusement, sérieusement comprendre qu'il est plus que temps qu'on le fasse nous aussi.

Sunday, March 04, 2007

Saturday, March 03, 2007

M'enfin!

Ce mercredi dernier, c'était le cinquantième anniversaire de la première apparition de Gaston Lagaffe. Pour souligner l'évènement, la Belgique à rendu tous les "parcmètres" de Bruxelles gratuits.

Ne désirant pas passer à côté d'un tel évènement, la Suisse a hier commis une immense gaffe, de taile plus grande que n'importe laquelle de Gaston (et oui, j'inclue dans cette comparaison le gaffophone). Ils ont accidentellement envahi le Liechtenstein.

Swiss Accidentally Invade Liechtenstein

ZURICH, Switzerland (AP) -- What began as a routine training exercise almost ended in an embarrassing diplomatic incident after a company of Swiss soldiers got lost at night and marched into neighboring Liechtenstein.
According to Swiss daily Blick, the 170 infantry soldiers wandered just over a mile across an unmarked border into the tiny principality early Thursday before realizing their mistake and turning back.
A spokesman for the Swiss army confirmed the story but said that there were unlikely to be any serious repercussions for the mistaken invasion. ''We've spoken to the authorities in Liechtenstein and it's not a problem,'' Daniel Reist told The Associated Press.
Officials in Liechtenstein also played down the incident. Interior ministry spokesman Markus Amman said nobody in Liechtenstein had even noticed the soldiers, who were carrying assault rifles but no ammunition. ''It's not like they stormed over here with attack helicopters or something,'' he said.
Liechtenstein, which has about 34,000 inhabitants and is slightly smaller than Washington DC, doesn't have an army.


En plus, ils ont fait fuir M. De Mesmaeker et ses contrats...